Format :
- Opera buffa « actualisé » (présenté sur le disque comme « comédie lyrique ») en trois actes.
- Musique : Ermanno Wolf-Ferrari
- Livret : Mario Ghisalberti, d’après la comédie La vedova scaltra de Carlo Goldoni (1748)
- Langue : Italien
Création :
5 mars 1931, Teatro Reale dell’Opera, Rome, sous la direction de Gino Marinuzzi, avec Adelaide Saraceni (Rosaura), Alessio De Paolis (Monsieur Le Beau), Alessandro Ziliani (le comte de Bosco Nero), Giulio Cirino (Milord Runebif) et Giacomo Vaghi (Don Alvaro).
Wolf-Ferrari, partagé entre Venise et Munich, a mis en musique cinq comédies de Goldoni ; celle-ci est l’avant-dernière, selon ResMusica. L’ouvrage a été repris à Venise en février 2007 pour le tricentenaire de la naissance de Goldoni.
Livret :
Mario Ghisalberti adapte la pièce de Goldoni, créée en 1748 : une jeune veuve riche y est courtisée par quatre prétendants de nationalités différentes (un Français, un Anglais, un Espagnol et un Italien), tandis que deux serviteurs issus de la commedia dell’arte, Arlecchino et Marionette, jouent les entremetteurs.
Intrigue :
- Acte I : À Venise, Rosaura, veuve vive et fortunée, est courtisée par quatre hommes rencontrés lors d’un bal : Milord Runebif, le comte de Bosco Nero, Monsieur Le Beau et Don Alvaro. Milord lui envoie une bague par Arlecchino, qu’elle refuse. Le comte, jaloux, découvre le Milord chez elle ; Le Beau lui donne une sérénade à la flûte dans le jardin et Don Alvaro arrive en gondole ; Rosaura les éconduit tour à tour.
- Acte II : Chaque prétendant envoie cadeaux ou lettres par des intermédiaires. Arlecchino, déguisé, intervertit deux lettres. Se jugeant mal payé par l’Espagnol et le Français, il médite de se venger, et Marionette le pourchasse pour avoir sa part.
- Acte III : Rosaura organise un bal et met à l’épreuve la loyauté de chacun en les rencontrant sous divers déguisements. Arlecchino répare sa méprise en rendant les lettres à leurs destinataires, ce qui révèle la rivalité. Les prétendants se battent en duel et le Milord blesse le comte. Au bal, Rosaura démasque les trois autres et annonce qu’elle épousera le comte, son compatriote. Arlecchino conclut l’opéra en s’adressant au public.
Enregistrement(s) :

Enrique Mazzola — 2004
Format : 2 CD, enregistrement public (live)
Label : Euterp (Opéra national de Montpellier) / Accord (Universal)
Référence : Accord 476 2675
Année d’enregistrement : avril 2004, Opéra Comédie, Opéra national de Montpellier (représentation du 18 avril 2004 selon ResMusica)
Distribution :
- Rosaura, jeune veuve : Anne-Lise Sollied, soprano
- Marionette, sa servante : Henriette Bonde-Hansen, soprano
- Le comte de Bosco Nero, Italien : Francesco Piccoli, ténor
- Monsieur Le Beau, Français : Giorgio Trucco, ténor
- Milord Runebif, Anglais : Franck Leguérinel, baryton
- Don Alvaro di Castiglia, Espagnol : Jonathan Veira, basse
- Arlecchino : Evgueniy Alexiev, baryton
- Birif : Gilles Hubert, basse
- Folletto : Nicolas Todorovitch, ténor
- Un serviteur : Olivier Thierry
Direction : Enrique Mazzola
Orchestre : Orchestre national de Montpellier, Chœur de l’Opéra national de Montpellier
Langue : Italien
Particularité :
Captation de la production de René Koering (décors et costumes de Jean-Louis Povéda). Les trois critiques consultées s’accordent sur le duo féminin et sur la direction de Mazzola, jugée précise et dynamique, malgré quelques baisses de tension. ResMusica loue la ligne vocale impeccable d’Anne-Lise Sollied, la verve de Jonathan Veira en basso buffo et la présence d’Henriette Bonde-Hansen et d’Evgueniy Alexiev ; les trois critiques jugent la distribution masculine moins convaincante (timbre terne de Giorgio Trucco, émission congestionnée de Franck Leguérinel selon ResMusica, ténors un peu justes et basses raides selon ForumOpera, Veira souvent vacillant et Piccoli parfois nasal selon Anaclase). Anaclase signale les bruits inhérents au direct. Les tessitures sont celles indiquées par le catalogue de la Philharmonie de Paris.
Postérité :
ForumOpera juge la partition riche en énergie rythmique, en verve mélodique et en couleurs orchestrales, avec un lien avec Richard Strauss, mais l’inspiration inégale : certains passages sont très drôles, le début de l’acte II tiède et bavard. ResMusica y voit une œuvre agréable plutôt qu’un chef-d’œuvre oublié. Une seconde version est parue chez Naxos en 2008 (orchestre de La Fenice, direction Karl Martin, mise en scène de Massimo Gasparon).
Sources :
Wikipedia — La vedova scaltra · ResMusica — Montpellier 2004 · ForumOpera — critique du CD · Anaclase — critique du CD · Bibliothèques de Paris — notice du CD · pochette du disque.






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