Note personnelle : ,

von Schillings, Max — Mona Lisa, op. 31 (1915)

Format :

  • Opéra en deux actes, avec prologue et épilogue.
  • Musique : Max von Schillings (1868-1933), op. 31.
  • Livret : Beatrice Dovsky (Beatrice von Dovsky).
  • Langue : allemand.

Création :

26 septembre 1915, Hofoper de Stuttgart, sous la direction du compositeur, avec notamment John Forsell (Francesco), Hedy Iracema-Brügelmann (Mona Fiordalisa) et Karl Aagard Østvig (Giovanni).
Dovsky remet le livret à Schillings au printemps 1913 ; il en esquisse la musique au piano l’été suivant et achève la partition pendant huit mois de service militaire comme soldat infirmier en France et en Belgique. Le sujet est alors d’actualité : la Joconde avait été volée au Louvre en 1911 et retrouvée à Florence en 1913. L’œuvre est dédiée à la faculté de philosophie de l’université de Heidelberg, qui avait nommé Schillings professeur. En 1915, elle est aussi montée à Vienne (avec Maria Jeritza), à Berlin (Richard Strauss dirige les deux premières représentations), Breslau, Hambourg et Budapest.

Livret :

Beatrice von Dovsky, actrice et écrivaine autrichienne, imagine une histoire fictive autour du modèle du célèbre portrait de Léonard de Vinci. Le sourire énigmatique de Mona Lisa y devient le ressort de la jalousie de son époux.

Intrigue :

  • Prologue : De nos jours, un couple visite le palais florentin de la famille del Giocondo. Un frère lai en raconte l’histoire, celle de Fiordalisa Gherardini, peinte par Léonard.
  • Acte I (Florence, 1492) : Le dernier soir du carnaval, Francesco del Giocondo reçoit des invités tandis que son épouse est au confessionnal. Un cortège mené par la courtisane Ginevra est interrompu par Savonarole et des moines appelant à la pénitence. Francesco est jaloux du sourire énigmatique que Léonard a peint sur le visage de sa femme et qu’elle ne lui a jamais montré. Giovanni de Salviati, ancien amant de Mona Lisa, arrive de la part du pape pour acheter une perle de la collection de Francesco. Les perles sont conservées dans un coffre où l’on suffoque au bout d’une heure. Lisa et Giovanni projettent de fuir ; Francesco verrouille toutes les issues et Giovanni se cache dans le coffre. Francesco interprète mal la peur de Lisa et lui promet un vœu ; lorsqu’elle demande la clef du coffre, il la jette dans le fleuve.
  • Acte II : Le lendemain matin, Giovanni est mort étouffé. Dianora, fille de Francesco, rapporte une clef trouvée dans une barque. Mona Lisa, parée des perles, attend que Francesco entre dans le coffre et l’y enferme à son tour.
  • Épilogue : Dans le cadre contemporain, le frère lai croit reconnaître Mona Lisa dans la jeune femme qui s’éloigne.

Enregistrement(s) :

Klauspeter Seibel — 1994

Format : 2 CD, DDD
Label : cpo
Référence : cpo 999 303-2 (℗ 1995 ; édition « Special Price » sur la pochette)
Année d’enregistrement : 1994 (20 et 21 décembre, Konzertsaal du château de Kiel)
Distribution :

  • Ein Fremder / Francesco del Giocondo : Klaus Wallprecht, baryton
  • Ein Laienbruder / Giovanni de Salviati : Albert Bonnema, ténor
  • Pietro Tumoni : Marek Gasztecki, basse
  • Arrigo Oldofredi : Karsten Ruß, ténor
  • Alessio Beneventi : Ulrich Köberle, ténor
  • Sandro da Luzzano : Jörg Sabrowski, baryton
  • Masolino Pedruzzi : Bernd Gebhardt, basse
  • Eine Frau / Mona Fiordalisa, épouse de Francesco : Beate Bilandzija, soprano
  • Mona Ginevra ad Alta Rocca : Eva-Christine Reimer, soprano
  • Dianora, fille de Francesco : Amy Lawrence, soprano
  • Piccarda, camériste de Mona Fiordalisa : Gerda Kosbahn, alto
  • Sisto, serviteur de Francesco : Ulrich Köberle, ténor

Direction : Klauspeter Seibel
Orchestre : Orchestre philharmonique de Kiel ; Chœur de l’Opéra de Kiel
Langue : allemand

Particularité :

Enregistrement issu de la première reprise intégrale de l’œuvre, donnée à l’Opéra de Kiel en novembre 1994, après des reprises coupées à Berlin (1953) et Karlsruhe (1983). Prise de son et montage de Siegbert Ernst ; producteur exécutif : Burkhard Schmilgun. La pochette reproduit un détail de la Joconde de Léonard de Vinci (musée du Louvre). Un enregistrement live de 1953 au Städtische Oper Berlin, dirigé par Robert Heger avec Inge Borkh, n’a été publié par Preiser qu’en 2003.

Postérité :

L’œuvre connaît un grand succès jusqu’en 1933, avec plus de 1 200 représentations selon l’American Symphony Orchestra, y compris au Metropolitan Opera de New York (1er mars 1923, sous la direction d’Artur Bodanzky) et à Saint-Pétersbourg. Elle disparaît ensuite des scènes allemandes ; Schillings, nationaliste engagé et partisan du régime nazi, était mort en juillet 1933. Après les reprises de 1953 et 1983, la production de Kiel de 1994 est la première intégrale, suivie d’une production au Volksoper de Vienne en 1996. Opera Scribe décrit une partition post-wagnérienne, entre Strauss et Puccini, entièrement composée en continu.

Sources :

Wikipedia · Opera Scribe · American Symphony Orchestra · pochette et dos de pochette du CD cpo 999 303-2

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