Format :
- Opéra en trois actes.
- Musique : Ermanno Wolf-Ferrari
- Livret : Carlo Zangarini et Enrico Golisciani
- Langue : Italien (créé en allemand : Der Schmuck der Madonna)
Création :
23 décembre 1911, Kurfürstenoper, Berlin, dans la version allemande Der Schmuck der Madonna, sous la direction de Selmar Meyrowitz, avec notamment Ida Salden (Maliella), Otakar Marák (Biaso), Konrad von Zawilowski (Rafaele) et Reinmar Poppe (Rocco).
La première représentation en italien et la première américaine eurent lieu à Chicago en janvier 1912, par la Philadelphia-Chicago Grand Opera Company sous la direction de Cleofonte Campanini. L’œuvre parvint au Royal Opera House de Londres le 30 mai 1912, tandis que la création italienne en Italie n’eut lieu qu’en 1953.
Livret :
Carlo Zangarini et Enrico Golisciani tirent leur livret de faits divers, et situent l’action à Naples, pendant la fête de la Madone : le drame d’une jeune femme rebelle, entre un forgeron timide et un chef de la Camorra.
Intrigue :
- Acte I : Sur une place de Naples, pendant la fête de la Madone, le forgeron Gennaro travaille à un candélabre. Maliella, jeune fille rebelle, se heurte à sa mère adoptive Carmela et attire Rafaele, le séduisant chef d’une bande de la Camorra ; elle lui poignarde la main quand il veut la saisir. Pendant la procession de la Vierge, Rafaele jure de voler pour elle les bijoux de la Madone. Gennaro la met en garde contre lui.
- Acte II : Dans le jardin de Carmela, le soir, Maliella s’apprête à partir avec Rafaele. Gennaro, bouleversé par ce qu’elle dit des bijoux, prend en secret des outils de crochetage et sort. Rafaele donne la sérénade à Maliella avec ses compagnons. Gennaro revient avec les bijoux, et Maliella, comme en transe, se donne à lui en pensant à Rafaele.
- Acte III : Dans un repaire de la Camorra aux portes de Naples, Maliella avoue à la bande ce qui s’est passé. Rafaele la repousse, et les bijoux tombent de son manteau, révélant le vol. Gennaro arrive, désespéré. Maliella s’enfuit pour se noyer. Gennaro prie, pense à sa mère et se poignarde.
Enregistrement(s) :

Alberto Erede — 1976
Format : 2 CD, radiodiffusion (studio de la BBC), stéréo
Label : Bella Voce
Référence : BLV 107 242 (2001, avec un récital de Pauline Tinsley) ; éditions LP Unique Opera Records Corporation UORC 315 (1977) et MRF Records MRF 138S (coffret de 3 LP)
Année d’enregistrement : 1976, Londres (diffusion radiophonique de la BBC le 1er novembre 1976)
Distribution :
- Maliella : Pauline Tinsley, soprano
- Gennaro : André Turp, ténor
- Rafaele : Peter Glossop, baryton
- Totonno : Henry Howell, ténor
- Biaso : John Winfield, ténor
- Carmela : Valerie Cockx, soprano
- Rocco : Malcolm King, basse
- Ciccillo : Stuart Kale
- Stella : Janet Gail, soprano
- Concetta : Anne Pashley, soprano
- Serena : Joan Davies, soprano
Direction : Alberto Erede
Orchestre : BBC Symphony Orchestra ; BBC Singers
Langue : Italien
Particularité :
Enregistrement radiophonique de la BBC, d’abord publié en LP par des éditeurs spécialisés (Unique Opera Records Corporation en 1977, puis MRF Records, dont la BnF décrit les enregistrements comme privés), avant l’édition CD Bella Voce de 2001. Sur la version MRF, il est accompagné du Vita nuova de Wolf-Ferrari. Les sources consultées ne contiennent pas de critique détaillée de ce disque. Wikipedia date cet enregistrement de 1967, alors que la pochette, Operadis et la BnF le situent en 1976.
Postérité :
La production de Covent Garden fut bien accueillie par la presse anglaise, alors que la critique française se montra défavorable lors de la reprise à l’Opéra de Paris en 1913. L’œuvre fut aussi montée au Century Opera de New York (1913), à Budapest (1913, sous la direction de Fritz Reiner), par la Chicago Grand Opera Company (1918), au Metropolitan Opera (1925-1927) et à l’Opéra de Vienne (1937). Elle est aujourd’hui peu jouée, mais l’intermezzo du troisième acte est longtemps resté un morceau de concert populaire. Une reprise complète eut lieu à Bratislava en mai 2015, suivie d’un enregistrement Naxos paru en 2016.
Sources :
Wikipedia — I gioielli della Madonna · Operadis — Pauline Tinsley · BnF — I gioielli della Madonna (MRF Records) · Pochette du disque Bella Voce.






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