Note personnelle : ,

Weinberger, Jaromír — Schwanda der Dudelsackpfeifer (1927)

Format :

  • Opéra en deux actes et cinq tableaux.
  • Musique : Jaromír Weinberger.
  • Livret : Miloš Kareš, d’après la pièce de Josef Kajetán Tyl sur le joueur de cornemuse de Strakonice ; version allemande de Max Brod.
  • Langue : tchèque (version originale) et allemand.

Création :

27 avril 1927, Théâtre national, Prague, sous la direction de Helmut Seidelmann (Václav Novák dans le rôle de Švanda, Nada Kejrová dans celui de Dorotka).
La version allemande, traduite par Max Brod, est créée à Breslau le 16 décembre 1928 et connaît un succès immense : plus de 2 000 représentations dans les années 1930 et des traductions en dix-sept langues. L’œuvre entre au répertoire du Metropolitan Opera de New York en 1931.

Livret :

Miloš Kareš adapte la pièce de Josef Kajetán Tyl, inspirée de la légende du joueur de cornemuse Švanda de Strakonice, héros populaire tchèque : un musicien qui abandonne sa femme pour l’aventure, fait fondre le cœur d’une reine et finit en enfer, avant d’être sauvé par son compagnon, le brigand Babinský, personnage de bandit au grand cœur proche de Robin des Bois.

Intrigue :

  • Acte I : À la ferme de Švanda, le joueur de cornemuse vit avec sa femme Dorotka, qu’il vient d’épouser. Le brigand Babinský le persuade de partir à l’aventure. Ils gagnent la cour de la Reine au cœur de glace : la cornemuse de Švanda brise le sortilège du magicien et la reine, éprise de lui, lui propose de l’épouser. Švanda embrasse la reine.
  • Acte II : Dorotka reparaît et réclame son mari ; la reine, courroucée, condamne Švanda à mort. Au moment de l’exécution, Babinský transforme la hache du bourreau en balai et le sauve. Mais, par un serment imprudent, Švanda se voue à l’enfer, où Babinský joue aux cartes contre le Diable : l’un des plus grands tricheurs l’emporte sur l’autre et gagne les deux âmes. Švanda est libéré et retrouve Dorotka, dans la joie.

Enregistrement(s) :

Heinz Wallberg — 1980

Format : 3 LP (1981) ; réédité en 2 CD (1989)
Label : CBS Masterworks (aujourd’hui Sony)
Référence : 79344 (3 LP, 1981 ; M3-39626 aux États-Unis) ; CD 79344 (1989)
Année d’enregistrement : 1980 (enregistrement en studio).
Distribution :

  • Schwanda : Hermann Prey, baryton
  • Dorota : Lucia Popp, soprano
  • Babinsky : Siegfried Jerusalem, ténor
  • La Reine : Gwendolyn Killebrew, mezzo-soprano
  • Le Magicien : Alexander Malta, basse
  • Le Diable : Siegmund Nimsgern, basse
  • Autres rôles : Karl Kreile, Albert Gassner, Heinrich Weber et d’autres

Direction : Heinz Wallberg
Orchestre : Münchner Rundfunkorchester ; Chœur de la Radio bavaroise (Chor des Bayerischen Rundfunks)
Langue : allemand

Particularité :

Gravure en studio dans la version allemande, avec une distribution de luxe réunissant Hermann Prey, Lucia Popp et Siegfried Jerusalem. Elle est aujourd’hui supplantée par les enregistrements en tchèque (notamment celui de Naxos), dont la langue originale, avec l’accentuation sur la première syllabe, donne à la musique sa saveur propre.

Postérité :

Après un succès mondial dans les années 1930, l’ouvrage disparaît des scènes allemandes avec l’arrivée au pouvoir des nazis, Weinberger, d’origine juive, quittant l’Europe pour les États-Unis. Il ne retrouve jamais la popularité d’avant-guerre : la « Polka et Fugue », extraite de l’opéra, reste la page la plus souvent jouée en concert et au disque. L’œuvre est reprise ces dernières années sur les scènes tchèques, notamment au Théâtre national de Prague.

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