Format :
- Grand opéra romantique (« grand legendary opera ») en trois actes.
- Musique : William Vincent Wallace
- Livret : Edward Fitzball
- Langue : Anglais
Création :
23 février 1860, Theatre Royal, Covent Garden, Londres, par la compagnie Pyne et Harrison, sous la direction d’Alfred Mellon, avec Louisa Pyne (Lurline) et William Harrison dans le rôle du jeune comte.
Wallace avait commencé la partition à Vienne en 1847 ; il l’abandonna, la reprit en 1854, la laissa de nouveau de côté puis l’acheva en 1859. La première fut un grand succès : l’Illustrated London News du 3 mars 1860 y vit le chef-d’œuvre du compositeur, tout en critiquant les « absurdités mélodramatiques » de la mise en scène.
Livret :
Edward Fitzball tire son livret de la légende de la Lorelei, la sirène du Rhin qui attire les pêcheurs vers la mort, et en fait une histoire d’amour entre une nymphe du fleuve et un jeune noble. Le livret anglais est le seul texte de l’œuvre ; le texte chanté de l’enregistrement est disponible chez Naxos.
Intrigue :
- Acte I : Lurline, fille du roi du Rhin, Rhineberg, tombe amoureuse de Rupert, qu’elle a aperçu sur le fleuve. Les fiançailles de Rupert et de Ghiva, fille du baron, sont rompues lorsque chacun apprend que la famille de l’autre est pauvre. Lurline offre à Rupert un anneau magique ; lorsqu’il la suit jusqu’au fleuve, une tempête précipite sa barque dans un tourbillon.
- Acte II : Grâce à l’anneau, Rupert vit dans le palais sous-marin de Lurline. Il demande à revoir son ancienne vie ; elle lui accorde trois jours de retour, avec des trésors du Rhin. Lurline est saisie de chagrin et de pressentiments.
- Acte III : Ghiva, attirée par la nouvelle richesse de Rupert, lui dérobe l’anneau et le jette dans le Rhin. Rupert retourne à ses fêtes, et ses amis jaloux complotent sa mort. Lurline retrouve l’anneau, appelle les esprits du Rhin et le fleuve noie les conjurés. Rupert est sauvé et emmené vivre avec Lurline.
Enregistrement(s) :

Richard Bonynge — 2009
Format : 2 CD, studio, stéréo DDD (74:58 + 75:25)
Label : Naxos
Référence : 8.660293-94 (parution 2010)
Année d’enregistrement : 27–28 juin 2009, Cosmo Rodewald Concert Hall, Martin Harris Centre, Université de Manchester
Distribution :
- Lurline, nymphe du Rhin : Sally Silver, soprano
- Rupert, jeune noble : Keith Lewis, ténor
- Guilhelm, ami de Rupert : Paul Ferris, ténor
- Rhineberg, le roi du Rhin : David Soar, basse-baryton
- Le baron Truenfels : Donald Maxwell, baryton
- Zelieck, un gnome : Roderick Earle, basse
- Ghiva, fille du baron : Fiona Janes, mezzo-soprano
- Liba, esprit du Rhin : Bernadette Cullen, mezzo-soprano
Direction : Richard Bonynge
Orchestre : Victorian Opera Chorus and Orchestra (Victorian Opera Northwest)
Langue : Anglais
Particularité :
Premier enregistrement mondial de l’œuvre, dans une nouvelle édition de concert établie par Richard Bonynge. Malgré son nom, le Victorian Opera est ici une compagnie du nord-ouest de l’Angleterre (Victorian Opera Northwest) et non australienne ; l’enregistrement a été réalisé à Manchester. Il est dédié à Deborah Riedel, prévue pour chanter Ghiva, décédée avant l’achèvement du projet. La critique salue la Lurline lumineuse de Sally Silver, la voix agile et les aigus aisés, ainsi que les basses et barytons (Donald Maxwell, Roderick Earle, David Soar), tandis que le Rupert de Keith Lewis, stylé et sensible, est jugé un peu hésitant. Chœur et orchestre sont considérés comme honnêtes mais pas toujours sans défaut. Une version « loin d’être définitive mais sans doute la seule disponible » lors de sa parution. Le livret imprimé n’est pas fourni avec le disque.
Postérité :
Après un grand succès londonien, Lurline fut reprise à Dublin (1861), à Sydney (1862), puis aux États-Unis (Cambridge, Massachusetts en 1863 en concert, New York en 1869, Chicago en 1870) et dans les tournées britanniques de la Carl Rosa et de la Moody-Manners jusqu’aux années 1890, ainsi qu’à Drury Lane en 1890. L’œuvre tomba dans l’oubli au XXe siècle, avant l’enregistrement Naxos de 2009-2010, puis une exécution complète en concert à Dublin en juillet 2024. Sa partition est jugée plus riche que celle de Maritana, l’opéra le plus célèbre de Wallace.
Sources :
Wikipedia — Lurline · MusicWeb International — Lurline (Naxos) · Gramophone — Lurline · Europadisc — Lurline · Naxos — texte chanté · Pochette du disque Naxos.






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