Format :
- Grand opéra romantique en trois actes (version de 1852, avec récitatifs ; l’original de 1816 était un Singspiel en deux actes avec dialogues parlés).
- Musique : Louis Spohr.
- Livret : Joseph Carl Bernard, d’après les Faust de Klinger et de Kleist plus que celui de Goethe.
- Langue : allemand.
Création :
1816, Théâtre des États, Prague (version originale, sous la direction de Weber) ; 15 juillet 1852, Royal Italian Opera, Covent Garden, Londres (version avec récitatifs, en traduction italienne).
L’original de 1816 est créé à Prague sous la baguette de Carl Maria von Weber. Pour Londres, il remplace les dialogues parlés par des récitatifs, étend l’ouvrage à trois actes et en réorganise la structure.
Livret :
Joseph Carl Bernard s’écarte sensiblement du modèle goethéen : Faust, las des plaisirs, veut accomplir de nobles actions, mais s’empêtre dans des liaisons avec deux femmes, Röschen et Kunigunde, chacune promise à un autre.
Intrigue :
- Synopsis général : Faust, partagé entre la jeune Röschen et Kunigunde, fiancée du comte Hugo, conclut un pacte avec Méphistophélès. Il délivre Kunigunde du chevalier Gulf et obtient de la sorcière Sycorax un philtre d’amour. Kunigunde succombe à son charme lors de ses noces ; Hugo le provoque en duel, mais Faust le tue et s’enfuit. Röschen se noie de désespoir, et Méphistophélès entraîne Faust en enfer.
Enregistrement :

Geoffrey Moull — 1993
Format : 2 CD, enregistrement live d’une production de l’Opéra de Bielefeld (version de 1852)
Label : cpo
Référence : 999 247-2
Année d’enregistrement : 17-18 juin 1993, Oetkerhalle, Bielefeld (parution en 1994).
Distribution :
- Faust : Michael Vier, baryton
- Méphistophélès : Eelco von Jordis, baryton
- Comte Hugo : William Pugh, ténor
- Kunigunde : Diane Jennings, soprano
- Gulf : Ion Bric, basse
- Röschen : Claudia Taha, soprano
- Franz : Drew Abbott, ténor
Direction : Geoffrey Moull
Orchestre : Bielefelder Philharmoniker
Chœur : Chœur et supplémentaires de l’Opéra de Bielefeld
Langue : allemand
Particularité :
Enregistrement live de la production de Bielefeld (mise en scène de Matthias Oldag, huit représentations), présentée comme la première mise en scène de l’ouvrage depuis 1931. Le choix de la version de 1852, avec récitatifs, est jugé judicieux par la critique. Gramophone loue la maîtrise orchestrale et du leitmotiv chez Spohr, le superbe sommet du finale du premier acte et l’enthousiasme de la direction, tout en relevant des aspérités liées aux conditions du concert et à une prise de son peu brillante, ainsi qu’un recours excessif aux vocalises italianisantes. Faust de Michael Vier est jugé élégant, la Kunigunde de Diane Jennings un peu timide mais musicale, et la Röschen de Claudia Taha jolie malgré un vibrato ; Eelco von Jordis semble trop affable pour Méphistophélès. BBC Music Magazine estime l’ensemble assez bien exécuté pour séduire tout curieux de l’œuvre.
Postérité :
Œuvre importante de l’histoire de l’opéra romantique allemand, charnière entre le Singspiel (La Flûte enchantée) et l’opéra entièrement composé (Wagner), Faust est introduit à Berlin par Meyerbeer. L’ouvrage reste rare : la production de Bielefeld est présentée comme la première reprise scénique depuis 1931, et la version originale de 1816 a été enregistrée séparément sous la direction de Klaus Arp (Capriccio, 1994).






Laisser un commentaire