Format :
- Opéra (melodramma) en un prologue et trois parties.
- Musique : Giuseppe Sinico.
- Livret : Pietro Welponer, d’après un roman populaire d’Adalberto Thiergen (pseudonyme de Tito Delaberrenga).
- Langue : italien.
Création :
26 août 1854, Teatro Mauroner, Trieste.
Sinico n’a que dix-huit ans lorsque son premier opéra est créé dans la grande salle triestine d’environ trois mille places. L’attente est telle que le livret s’arrache et doit être réimprimé ; la création est un triomphe, et l’ouvrage est redonné dès le mardi suivant en soirée à bénéfice du jeune compositeur. Œuvre de jeunesse écrite à l’ombre de Verdi, alors maître de la scène italienne, Marinella a été qualifiée d’« opéra triestin par excellence ».
Livret :
Pietro Welponer (1821-1863) situe l’action à Trieste, à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance, dans un décor mêlant intrigue amoureuse et rivalités entre Triestins et Vénitiens. Le livret imprimé porte la date de 1873 sur la pochette de l’enregistrement.
Intrigue :
- Prologue et trois parties : Marinella, fille de l’aubergiste et usurier Falco, aime le patricien vénitien Francesco Cappello, fiancé à la noble Vénitienne Donna Elvira. Le bossu Baccio, lui aussi épris de Marinella, s’oppose à cet amour. L’ouvrage s’achève tragiquement : Baccio tue Marinella en voulant frapper son rival.
Enregistrement :

Severino Zannerini — 2010
Format : 2 CD (enregistrement live), première exécution en temps modernes, révision critique de Severino Zannerini
Label : Bongiovanni (Bologne)
Référence : GB 2449/50-2
Année d’enregistrement : 3 janvier 2010, Sala de Banfield Tripcovich, Trieste, en collaboration avec la Fondation du Teatro Verdi de Trieste.
Distribution :
- Francesco Cappello : Dax Velenich, ténor
- Falco / Un banditore : Giovanni Alberico Spiazzi, basse
- Marinella : Marianna Prizzon, soprano
- Baccio : Giuliano Pelizon, baryton
- Donna Elvira / Agnese : Iulia Szabo, mezzo-soprano
Direction : Severino Zannerini
Orchestre : Orchestre et Chœur de l’Opera Giocosa del Friuli Venezia Giulia
Langue : italien
Particularité :
Enregistrement live capté à Trieste, présenté comme la première exécution en temps modernes de l’ouvrage, sur une révision critique du chef. La critique italienne a jugé la partition plus proche de l’exercice de style que du drame convaincant, tout en saluant la conviction et la passion de la direction de Zannerini ; l’orchestre est jugé tout juste correct, le chœur inégal, et la distribution inégale elle aussi, avec Marianna Prizzon et Dax Velenich plus convaincants que leurs partenaires.
Postérité :
L’opéra est repris au Teatro Armonia de Trieste en 1862, puis au Politeama Rossetti en 1883, où le chœur patriotique final provoque l’intervention de la police et l’évacuation de la salle. Ce chœur annonce l’Inno di San Giusto, que Sinico achèvera en 1893 ; l’œuvre est ensuite tombée dans l’oubli jusqu’à cette exécution de 2010 à Trieste.






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