Note personnelle : ,

Offenbach, Jacques — La Boulangère a des écus (1875)

Format :

  • Opéra-bouffe en 3 actes.
  • Musique : Jacques Offenbach.
  • Livret : Henri Meilhac et Ludovic Halévy.
  • Langue : Français.

Création :

19 octobre 1875, au Théâtre des Variétés, Paris.
Offenbach retrouve ses mythiques librettistes pour cette comédie financière située sous la Régence (époque de Law). La musique y est fastueuse, avec des chœurs imposants et de splendides valses taillées pour la star Hortense Schneider.

Livret :

Basé sur une célèbre chanson populaire, le livret fait une satire féroce de la spéculation financière et des mariages intéressés, dressant le portrait d’une riche parvenue.

Intrigue :

  • Acte I : Margot, une boulangère devenue immensément riche (« elle a des écus ») grâce au système de Law, est courtisée par tous les aristocrates ruinés de Paris, notamment le vaniteux Bernadille. Elle engage l’intendant Flammèche.
  • Acte II : Les ruses s’enchaînent. Les faux aristocrates et les amants de cœur de Margot (dont la jeune coiffeuse Bernadette) se croisent dans des fêtes somptueuses. La banqueroute de Law frappe Paris, ruinant soudainement Margot.
  • Acte III : Revenue à la pauvreté, Margot constate que ses riches prétendants s’envolent. Mais la véritable amitié et l’amour l’emportent. La situation se résout lorsque de l’argent caché est retrouvé, assurant le triomphe de la générosité sur l’avidité.

Postérité :

L’œuvre connut un triomphe, autant pour sa satire du système financier que pour le faste de ses décors, et reste une excellente illustration de la maturité stylistique du compositeur.

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