Format :
- Opéra baroque (Singspiel) en 5 actes.
- Musique : Reinhard Keiser (1674-1739).
- Livret : Johann Ulrich König, d’après Fredegonda de Francesco Silvani.
- Langue : allemand, avec des passages en italien.
Création :
Mars 1715, Hambourg, Oper am Gänsemarkt.
Keiser est alors la figure dominante de l’opéra hambourgeois. Fredegunda obtint un grand succès et resta au répertoire pendant six saisons, avec des reprises en 1721, 1723, 1725, 1731, 1733 et 1734.
Livret :
König adapte le livret italien de Silvani, mis en musique par Francesco Gasparini (Venise, 1705). La version de Gasparini avait été donnée en 1712 à Brunswick, et c’est cette version brunswickoise qui servit de base à l’adaptation hambourgeoise.
Intrigue :
- Argument général (cinq actes) : Dans la Gaule franque du VIe siècle, le roi Chilpéric doit épouser la princesse espagnole Galsuinde, mais sa maîtresse, l’ambitieuse Frédégonde, est prête à recourir à la magie pour devenir reine, tout en entretenant une liaison secrète avec Landéric. Autour du couple royal, les intrigues amoureuses se croisent et se défont. La sorcellerie de Frédégonde finit par échouer devant l’amour sincère de Galsuinde.
Enregistrement(s) :

Christoph Hammer — 2007
Format : 2 CD, intégrale (durée : environ 2 h 22).
Label : Naxos (coproduction avec Bayerischer Rundfunk et la Bayerische Theaterakademie August Everding).
Référence : Naxos 8.660231-32 (paru en 2009).
Année d’enregistrement : 6-14 février 2007, Prinzregententheater, Munich.
Distribution :
- Frédégonde : Dora Pavlíková, soprano
- Galsuinde : Bianca Koch, soprano
- Bazina : Katja Stuber, soprano
- Chilpéric : Tomi Wendt, baryton
- Landéric : Michael Kranebitter, ténor
- Sigibert : Tomo Matsubara, ténor
- Hermenegild : Tobias Haaks, ténor
Direction : Christoph Hammer.
Orchestre : Neue Hofkapelle München (Munich Neue Hofkapelle).
Langue : allemand et italien.
Particularité :
Enregistrement réalisé dans le cadre de la production scénique de la Bayerische Theaterakademie, mise en scène par Tilman Knabe (première le 8 février 2007), soit près de trois siècles après la dernière reprise de l’œuvre. La critique salue une musique mélodieuse et souvent superbement orchestrée, avec des airs brefs et savoureux et une orchestration vive et incisive, l’air « Ricordati, ben mio » étant particulièrement remarqué ; elle juge en revanche inégales, sur le plan de la régularité vocale et de la diction, les prestations individuelles.
Postérité :
L’un des plus grands succès de Keiser à Hambourg, Fredegunda était tombée dans l’oubli après ses dernières reprises des années 1730. La production munichoise de 2007 et son enregistrement chez Naxos l’ont remise en lumière comme un témoignage important de l’opéra baroque allemand.

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