Note personnelle : ,

Keiser, Reinhard — Die großmütige Tomyris (1717)

Format :

  • Opéra baroque (Singspiel) en 3 actes.
  • Musique : Reinhard Keiser (1674-1739).
  • Livret : Johann Joachim Hoë, d’après le livret italien L’amor di figlio non conosciuto de Domenico Lalli.
  • Langue : allemand et italien (la plupart des airs sont en forme da capo).

Création :

1717, Hambourg, Oper am Gänsemarkt.
Keiser, alors au sommet de sa carrière hambourgeoise, confie le rôle-titre à la soprano Margaretha Susanna Kayser. L’œuvre fut reprise en 1723 dans une version révisée comportant deux airs de Giovanni Bononcini.

Livret :

Hoë adapte un livret vénitien de Lalli, lui-même bâti sur la légende de Tomyris, la reine des Massagètes qui triompha du roi perse Cyrus. Selon l’usage hambourgeois, l’ouvrage mêle allemand et italien et fait intervenir des figures allégoriques (la Vengeance, la Justice, le Destin, la Soif de meurtre).

Intrigue :

  • Acte I : Tomyris, veuve, célèbre sa victoire sur Cyrus et est courtisée par deux rois. Son chef de guerre Tigranès aime en secret la princesse perse Meroë, qu’il croit morte. Meroë, déguisée en devineresse et animée d’un désir de vengeance, découvre Tigranès vivant parmi les ennemis.
  • Acte II : Tomyris remet une bague à Tigranès, promettant d’épouser celui qu’il désignera. Meroë, révélée par une conjuration surnaturelle, exige qu’il soutienne sa vengeance. Tigranès rédige une lettre ambiguë au général perse Milciades. La reine confie son amour à Meroë toujours déguisée, qui en informe Tigranès.
  • Acte III : Meroë tente d’assassiner Tomyris endormie ; Tigranès l’en empêche mais accepte d’endosser la faute. Au moment de son exécution, Meroë avoue et le disculpe, et Orontes produit une seconde lettre prouvant l’innocence de Tigranès. Policarès révèle alors que Tigranès est Archinto, le fils de Tomyris enlevé dans son enfance. La reine pardonne à tous ; elle épouse Policarès tandis que Meroë épouse Tigranès.

Enregistrement(s) :

Hans-Martin Linde — 1988

Format : enregistrement live, sur instruments d’époque (durée : environ 2 h 19).
Label : Reflexe (collection « Cologne Collection », rééd. Warner Classics).
Référence : Warner Classics 9123252.
Année d’enregistrement : janvier 1988, Theater im Pfalzbau, Ludwigshafen (production scénique).
Distribution :

  • Tomyris : Gabriele Fontana, soprano
  • Tigranès : Christoph Prégardien, ténor
  • Meroë : Marianne Hirsti, soprano
  • Policarès : Stefan Dahlberg, ténor
  • Doraspe : Alan Cemore, basse-baryton
  • Latyrus : Oskar Pürgstaller, ténor
  • Orontes : Wolfram Krohn, basse

Direction : Hans-Martin Linde.
Orchestre : Linde-Consort.
Langue : allemand et italien.

Particularité :

Enregistrement tiré de la production de Ludwigshafen. Le flûtiste et chef Hans-Martin Linde y dirige son ensemble sur instruments d’époque. BBC Music Magazine y trouve une musique délicieuse et des instruments très polyvalents, mais juge les prestations vocales inégales, hormis celle de Prégardien.

Postérité :

Longtemps oubliée, Die großmütige Tomyris a connu quelques reprises modernes : une exécution en concert à la Staatsoper de Hambourg en 1978 sous la direction de Jürgen Jürgens, la production de Ludwigshafen de 1988 dirigée par Linde, puis une mise en scène au Stadttheater de Gießen en 2010 sous la direction musicale de Michael Schneider.

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