Note personnelle : ,

Boyce, William — Peleus and Thetis (c. 1740)

Format

  • Masque en 1 acte, plutôt qu’un opéra au sens strict.
  • Musique de William Boyce.
  • Texte de John Lockman.
  • Langue : anglais.
  • L’œuvre appartient à la tradition anglaise du masque, encore très présente au XVIIIe siècle malgré l’influence croissante de l’opéra italien.

Création

  • Vers 1740.
  • L’œuvre semble avoir été conçue pour une représentation privée ou semi-privée, mais les circonstances exactes de la première exécution restent incertaines.

Livret

Le sujet est tiré de la mythologie grecque : Pélée, roi de Phthie, aime Thétis, une divinité marine.

Le mariage de Pélée et Thétis est particulièrement célèbre dans la mythologie grecque puisqu’il donnera naissance à Achille.

Intrigue

  • Pélée aime Thétis, mais leur union est contrariée par les puissances divines.
  • Thétis est une Néréide et plusieurs dieux s’intéressent à elle.
  • Les interventions surnaturelles et les rivalités amoureuses constituent le moteur de l’action.
  • Les différentes scènes permettent à Boyce de développer des épisodes de caractère pastoral, amoureux et héroïque.
  • Le conflit se résout finalement en faveur de l’union de Pélée et Thétis, qui est célébrée dans le finale.

Enregistrement(s)

Peter Holman — 1996

  • Format : CD (1 CD)
  • Label : Hyperion
  • Référence : CDA66935
  • Année d’enregistrement : 1996
  • Distribution :
    • Peleus : Howard Haskin
    • Thetis : Elisabeth Roderick
    • avec les autres solistes.
  • Direction : Peter Holman
  • Ensemble : Opera Restor’d
  • Langue : anglais.

Particularité :

Cet enregistrement est particulièrement précieux parce que Peleus and Thetis est une œuvre très rarement donnée.

Peter Holman et Opera Restor’d se sont spécialisés dans la redécouverte du théâtre musical anglais des XVIIe et XVIIIe siècles. Cette réalisation Hyperion s’inscrit donc parfaitement dans leur travail de restitution du répertoire britannique ancien.


Autres versions

Je ne connais pas d’autre intégrale commerciale de Peleus and Thetis.

👉 La version Hyperion 1996 est donc la référence discographique à conserver.

Et je te conseille de la classer plutôt comme masque que comme opéra strict dans ta base, même si certaines bases discographiques la rangent sous la rubrique « opera ».


Postérité

  • William Boyce est aujourd’hui surtout connu pour ses symphonies, ses odes et sa musique religieuse, mais son activité théâtrale est beaucoup plus importante qu’on ne le croit généralement.
  • Peleus and Thetis témoigne de la persistance du masque anglais à une époque où l’opéra italien domine largement les scènes européennes.
  • Le choix d’un sujet mythologique permet à Boyce de combiner musique vocale, épisodes pastoraux et éléments spectaculaires.
  • L’œuvre est restée pratiquement inconnue pendant plus de deux siècles.
  • Sa résurrection moderne doit beaucoup au travail de Peter Holman et d’Opera Restor’d, ainsi qu’à l’enregistrement Hyperion de 1996.
  • Pour l’histoire du théâtre musical britannique, elle constitue un témoignage intéressant de la période de transition entre le masque traditionnel et les nouvelles formes d’opéra et d’oratorio anglais.

Pour ta collection

⭐ À conserver, mais avec la mention « masque » plutôt que « opéra ».

C’est précisément le genre d’œuvre rare pour lequel ton inventaire devient intéressant : même si elle n’est pas un opéra au sens strict, l’intégrale Hyperion est probablement le document discographique essentiel.

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