Note personnelle : ,

Boieldieu, François-Adrien — Jean de Paris (1812)

Format

  • Genre : opéra-comique en 2 actes
  • Musique : François-Adrien Boieldieu
  • Livret : Claude Godard d’Aucourt de Saint-Just
  • Langue : français
  • Durée : environ 1 h 30 dans l’enregistrement de 1966
  • Création : 4 avril 1812
  • Lieu : Théâtre impérial de l’Opéra-Comique, salle Feydeau, Paris. (46-105-42-218.plesk.page)

Le livret est inspiré du Roman de Jehan de Paris, récit médiéval dans lequel un prince se présente incognito afin d’éprouver la femme qui lui est destinée. (Les Archives du Spectacle)

Création

Jean de Paris est créé le 4 avril 1812 à l’Opéra-Comique.

La distribution originale réunit notamment :

  • Jean de Paris : Jean Elleviou
  • La princesse de Navarre : Louise Lemonnier
  • Le Grand Sénéchal : Martin
  • Olivier : Mme Gavaudan
  • Pédrigo : Juliet père
  • Lorezza : Alexandrine Saint-Aubin. (Les Archives du Spectacle)

L’ouvrage connaît immédiatement un grand succès et reste au répertoire de l’Opéra-Comique jusqu’en 1863. (Wikipédia)

Livret

La princesse de Navarre doit épouser le Dauphin de France. Celui-ci, qui se fait appeler Jean de Paris, décide cependant de ne pas se présenter immédiatement sous son véritable titre.

Il se rend incognito dans une auberge des Pyrénées où la princesse doit séjourner et cherche ainsi à découvrir quelle est réellement sa personnalité.

Le procédé permet à Saint-Just de construire une intrigue fondée sur le déguisement, le quiproquo et l’épreuve amoureuse, tout en offrant à Boieldieu de nombreuses situations comiques.

Intrigue

Acte I

La princesse de Navarre voyage vers Paris pour épouser le Dauphin de France.

Elle fait halte avec sa suite dans une auberge des Pyrénées tenue par Pédrigo et sa fille Lorezza.

Le futur époux de la princesse, le Dauphin, arrive lui aussi, mais sous un nom d’emprunt : Jean de Paris. Il souhaite observer la princesse avant de se faire connaître.

La situation provoque rapidement une série de malentendus. Le Grand Sénéchal, chargé d’accompagner et de protéger la princesse, surveille attentivement cet étrange voyageur.

Jean de Paris se rapproche de la princesse et découvre progressivement ses qualités.

Acte II

Les différentes identités commencent à se dévoiler.

La princesse, qui a elle aussi appris à apprécier Jean de Paris, découvre que le mystérieux jeune homme n’est autre que celui qu’elle doit épouser.

Le déguisement avait donc pour objectif de vérifier la sincérité et les qualités de la future épouse.

La révélation permet de résoudre les quiproquos et conduit naturellement au mariage de Jean et de la princesse de Navarre.

L’ouvrage se termine dans une atmosphère de fête, conformément à la tradition de l’opéra-comique.


Enregistrement(s)

Jean-Paul Kréder — 1966

C’est la grande version intégrale de référence actuellement disponible.

  • Format : CD (réédition d’un enregistrement radiophonique)
  • Label : Musidisc / Collection Gaieté-Lyrique
  • Année d’enregistrement : 1966
  • Enregistrement : octobre 1966
  • Publication sur support commercial : 1991/1992
  • Durée : environ 57 min
  • Type : intégrale musicale, mais sans les dialogues parlés
  • Direction : Jean-Paul Kréder
  • Orchestre : Orchestre lyrique de l’ORTF
  • Ensemble vocal : Ensemble Madrigal. (Bibliothèque nationale de France)

Distribution

  • Jean de Paris : Joseph Peyron, ténor
  • La Princesse de Navarre : Denise Boursin, soprano
  • Lorezza : Monique Stiot
  • Le Sénéchal : Henri Gui
  • Olivier : Gérard Friedmann
  • Pédrigo : Aimé Doniat. (Bibliothèque nationale de France)

La BnF confirme l’enregistrement d’octobre 1966, ainsi que l’orchestre, l’Ensemble Madrigal, Jean-Paul Kréder et la distribution principale. (Bibliothèque nationale de France)

 


Postérité

Jean de Paris est l’un des grands succès de la première période parisienne de Boieldieu.

L’œuvre arrive à un moment particulièrement important de la carrière du compositeur : Boieldieu vient de rentrer à Paris après son séjour en Russie et retrouve immédiatement une place importante sur la scène française. Jean de Paris contribue largement à ce retour en grâce. (Wikipédia)

L’opéra connaît une longue carrière à l’Opéra-Comique et reste au répertoire jusqu’en 1863, soit plus d’un demi-siècle après sa création. (Wikipédia)

Son succès dépasse également les frontières françaises. L’ouvrage est adapté en allemand sous le titre Johann von Paris et connaît des représentations notamment à Vienne. (Wikipédia)

Musicalement, Jean de Paris est représentatif de l’opéra-comique français de la période impériale : mélodies élégantes, ensembles légers, situations comiques et importance accordée aux personnages plutôt qu’au spectaculaire.

 

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