Note personnelle : ,

Berlioz, Hector — Les Troyens (1858)

Format

  • Grand opéra en 5 actes.
  • Musique et livret de Hector Berlioz.
  • D’après l’Énéide de Virgile.
  • Langue : français.
  • L’œuvre est généralement divisée en deux parties : La Prise de Troie et Les Troyens à Carthage.
  • Il s’agit de l’œuvre lyrique la plus ambitieuse de Berlioz et de l’un des sommets du grand opéra français du XIXᵉ siècle.

Création

  • Composé entre 1856 et 1858.
  • Berlioz ne vit jamais l’œuvre donnée intégralement de son vivant.
  • Les Troyens à Carthage sont créés le 4 novembre 1863 au Théâtre-Lyrique de Paris.
  • La première représentation intégrale de l’œuvre a lieu à Karlsruhe les 6 et 7 décembre 1890.
  • La première véritable intégrale moderne en une seule soirée est donnée au Royal Opera House de Covent Garden en 1957, sous la direction de Rafael Kubelík. (Wikipédia)

Livret

  • Livret de Hector Berlioz lui-même.
  • Adaptation de l’Énéide de Virgile, principalement des livres II, III et IV.
  • Berlioz construit son opéra autour de deux épisodes : la chute de Troie et l’histoire d’amour tragique de Didon et Énée.

Intrigue

  • À Troie, la princesse Cassandre pressent la catastrophe qui menace la cité. Malgré ses avertissements, les Troyens introduisent dans la ville le célèbre cheval de bois abandonné par les Grecs.
  • Troie tombe et Énée, chargé par les dieux de sauver les survivants et de fonder un nouveau peuple, doit quitter sa patrie.
  • Il arrive finalement à Carthage, gouvernée par la reine Didon.
  • Didon et Énée tombent amoureux et connaissent une période de bonheur. Mais les dieux rappellent à Énée son destin : il doit partir pour l’Italie afin d’accomplir la mission qui conduira à la fondation de Rome.
  • Énée abandonne donc Didon malgré son amour.
  • Désespérée, Didon se suicide après avoir maudit Énée et sa descendance.
  • L’opéra s’achève sur la vision prophétique de la future grandeur de Rome et de la vengeance qui opposera un jour Rome et Carthage.

Enregistrement(s)

Colin Davis — 1969

  • Format : CD (4 CD)
  • Label : Philips
  • Référence : 6747 191
  • EAN : 028941643223
  • Année d’enregistrement : 1969
  • Lieu : Royal Opera House, Covent Garden, Londres.
  • Type : enregistrement studio réalisé à l’occasion de la production de 1969.

Distribution :

  • Énée : Jon Vickers
  • Didon : Josephine Veasey
  • Cassandre : Berit Lindholm
  • Chorèbe : Peter Glossop
  • Anna : Heather Begg
  • Narbal : Roger Soyer
  • Ascagne : Anne Howells
  • Iopas : Ian Partridge
  • Hylas : Ryland Davies
  • Panthée : Anthony Raffell
  • Priam : Pierre Thau
  • Hécube : Elizabeth Bainbridge
  • Helenus : David Lennox
  • Mercure / autres rôles : Pierre Thau
  • Sentinelles : Raimund Herincx, Dennis Wicks

Direction & Orchestre :

  • Direction : Sir Colin Davis
  • Orchestre : Royal Opera House Orchestra
  • Chœurs : Royal Opera House Chorus.

Particularité :

  • Cette version est historique : elle accompagne la production de 1969 qui a joué un rôle déterminant dans la reconnaissance moderne de Les Troyens.
  • Elle constitue pendant longtemps la grande référence discographique de l’œuvre.
  • Jon Vickers est un Énée exceptionnel, tandis que Josephine Veasey donne à Didon une grande noblesse tragique.
  • Davis deviendra l’un des grands spécialistes de Berlioz et reviendra à l’œuvre en 2000.

 


Charles Dutoit — 1994

  • Format : CD (4 CD)
  • Label : Decca
  • Référence : 443 693-2
  • EAN : 028944369328
  • Année d’enregistrement : 1994
  • Lieu : Montréal.
  • Type : enregistrement studio.

Distribution :

  • Énée : Gary Lakes
  • Didon : Deborah Voigt
  • Cassandre : Françoise Pollet
  • Chorèbe : Gino Quilico
  • Anna : Hélène Perraguin
  • Narbal : Jean-Philippe Courtis
  • Ascagne : Catherine Dubosc
  • Iopas : John Mark Ainsley
  • Panthée : Michel Philippe
  • Hylas : Marc Belleau
  • Priam : René Schirrer
  • autres rôles : Jean-Luc Maurette, Gregory Cross.

Direction & Orchestre :

  • Direction : Charles Dutoit
  • Orchestre : Orchestre symphonique de Montréal
  • Chœurs : Chœur de l’Orchestre symphonique de Montréal.

Particularité :

  • Cette version est particulièrement intéressante par son approche orchestrale très raffinée.
  • Elle contient notamment des éléments supplémentaires de la partition par rapport à la version de 1969, dont le prélude des Troyens à Carthage et la scène de Sinon. (Wikipédia)
  • Deborah Voigt et Françoise Pollet forment un très beau couple de personnages féminins.

 


Colin Davis — 2000

  • Format : CD (4 CD)
  • Label : LSO Live
  • Référence : LSO0010
  • EAN : 822231101024
  • Année d’enregistrement : 2000
  • Lieu : Barbican Hall, Londres.
  • Type : enregistrement public.

Distribution :

  • Énée : Ben Heppner
  • Didon : Michelle DeYoung
  • Cassandre : Petra Lang
  • Chorèbe : Peter Mattei
  • Anna : Sara Mingardo
  • Narbal : Stephen Milling
  • Ascagne : Isabelle Cals
  • Iopas : Kenneth Tarver
  • Hylas : Toby Spence
  • Panthée : Tigran Martirossian
  • Priam : Roderick Earle
  • Helenus : Bülent Bezdüz
  • Un chef grec : Mark Stone
  • Autres rôles : Alan Ewing, Guang Yang, Andrew Greenan, Leigh Melrose.

Direction & Orchestre :

  • Direction : Sir Colin Davis
  • Orchestre : London Symphony Orchestra
  • Chœurs : London Symphony Chorus.

Particularité :

  • Davis revient ici à l’œuvre plus de trente ans après son enregistrement de 1969.
  • La distribution est très différente, avec Ben Heppner en Énée et Michelle DeYoung en Didon.
  • La durée et la conception de cette version permettent une vision particulièrement complète de la partition.
  • Il s’agit d’une captation live, contrairement au studio de 1969.

 


John Eliot Gardiner — 2003

  • Format : DVD (3 DVD)
  • Label : Opus Arte / BBC
  • Référence : OA0900D
  • EAN : 0809478009009
  • Année : 2003
  • Lieu : Théâtre du Châtelet, Paris
  • Type : captation vidéo d’une production scénique.
  • Mise en scène, décors et costumes : Yannis Kokkos.
  • Durée : environ 5 h 12.

Distribution :

  • Énée : Gregory Kunde
  • Didon : Susan Graham
  • Cassandre / Clio : Anna Caterina Antonacci
  • Chorèbe : Ludovic Tézier
  • Anna : Renata Pokupić
  • Narbal / Grand Prêtre : Laurent Naouri
  • Ascagne : Stéphanie d’Oustrac
  • Panthée : Nicolas Testé
  • Iopas : Mark Padmore
  • Hylas / Hélénus : Topi Lehtipuu
  • Priam / Mercure : René Schirrer.

Direction & Orchestre :

  • Direction : John Eliot Gardiner
  • Orchestre : Orchestre Révolutionnaire et Romantique
  • Chœurs : Monteverdi Choir et Chœur du Théâtre du Châtelet.

Particularité :

  • C’est une excellente complémentarité avec tes trois versions audio.
  • Gardiner adopte une approche historiquement informée, avec l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique.
  • Susan Graham, Anna Caterina Antonacci et Gregory Kunde constituent une distribution particulièrement remarquable.
  • La production de Yannis Kokkos donne à l’œuvre une véritable dimension théâtrale.
  • La captation comprend également un documentaire de 56 minutes sur Les Troyens. (forumopera.com)

 


Postérité

  • Les Troyens est longtemps resté une œuvre presque mythique, réputée démesurée et difficilement réalisable. Berlioz lui-même ne put jamais assister à une représentation intégrale.
  • La création séparée des deux parties a longtemps empêché l’œuvre d’être considérée comme un ensemble cohérent.
  • La reprise de Karlsruhe en 1890, puis surtout la renaissance progressive du XXᵉ siècle, ont permis sa réhabilitation.
  • La production de Covent Garden en 1957, puis surtout celle de 1969 sous la direction de Colin Davis, constituent des étapes fondamentales dans cette redécouverte. (Wikipédia)
  • Depuis la seconde moitié du XXᵉ siècle, Les Troyens est devenu l’un des grands opéras français du XIXᵉ siècle, même si ses dimensions exceptionnelles limitent encore le nombre de productions.
  • L’œuvre est aujourd’hui considérée comme le sommet de la production lyrique de Berlioz, et comme l’une des créations les plus ambitieuses de l’opéra romantique français.
  • Sa vision de la chute de Troie, du destin d’Énée et surtout de la tragédie de Didon en fait une œuvre qui dépasse largement le cadre du grand opéra spectaculaire : Berlioz y réalise une synthèse entre l’épopée antique, le théâtre romantique et une écriture orchestrale d’une modernité remarquable.

 

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