Format :
- Melodramma giocoso en deux actes.
- Musique : Giuseppe Verdi.
- Livret : Felice Romani, d’après la pièce Le Faux Stanislas d’Alexandre-Vincent Pineu-Duval.
- Langue : italien.
Création :
5 septembre 1840, Teatro alla Scala, Milan.
Deuxième opéra de Verdi après Oberto et seul véritable opéra-bouffe de sa carrière avant Falstaff, il fut composé dans des circonstances dramatiques : le compositeur venait de perdre sa fille, son fils puis sa première épouse Margherita Barezzi en l’espace de deux ans. La création fut un échec cinglant et l’ouvrage fut retiré de l’affiche après une seule représentation.
Livret :
Le livret de Felice Romani avait déjà été mis en musique en 1818 par Adalbert Gyrowetz sous le titre Il finto Stanislao. Il s’inspire d’une comédie française de 1808 qui exploite l’histoire d’un officier chargé de tenir le rôle du roi Stanislas Leszczynski de Pologne, lors de son retour clandestin dans son royaume. Verdi dut en adapter à la hâte plusieurs passages.
Intrigue :
- Acte I : Au château du baron de Kelbar, en Bretagne, on attend le roi Stanislas de Pologne. Le chevalier de Belfiore, officier du roi, se fait passer pour lui afin de permettre au vrai souverain de regagner son trône. Le baron veut marier sa fille Giulietta au trésorier La Rocca, alors qu’elle aime Edoardo, neveu du trésorier, et destine sa nièce, la marquise del Poggio, au comte d’Ivrea, alors que celle-ci aime Belfiore. Le faux roi, informé de ces intrigues, promet de les arranger.
- Acte II : Le faux roi manœuvre pour défaire les unions imposées. Il fait mine de céder à La Rocca, convoque les uns et les autres et laisse la marquise croire à une trahison. Lorsque la nouvelle du retour du vrai roi sur son trône parvient au château, Belfiore se démasque, tous les mariages sont arrangés selon les vœux des cœurs : Giulietta épouse Edoardo, la marquise retrouve son chevalier.
Enregistrement(s) :

Lamberto Gardelli — 1973
Format : 2 CD
Label : Philips (Philips Classics)
Référence : 422 429-2 (réédition de 1989 « Digitally remastered », d’après un enregistrement publié en 1974)
Année d’enregistrement : Londres, août 1973
Distribution :
- Marquise del Poggio : Fiorenza Cossotto, mezzo-soprano
- Giulietta : Jessye Norman, soprano
- Edoardo di Sanval : José Carreras, ténor
- Cavalier Belfiore : Ingvar Wixell, baryton
- Gasparo Antonio La Rocca : Vincenzo Sardinero, basse
- Baron de Kelbar : Wladimiro Ganzarolli, basse
- Delmonte et un serviteur : William Elvin, baryton
- Comte d’Ivrea : Ricardo Cassinelli, basse
Direction : Lamberto Gardelli
Orchestre : Royal Philharmonic Orchestra ; Ambrosian Singers (chef de chœur : John McCarthy)
Langue : italien
Particularité :
Première intégrale de référence au disque, portée par une distribution de luxe réunie à l’époque où Jessye Norman, Cossotto et Carreras étaient au sommet de leurs moyens. Gardelli, grand spécialiste du jeune Verdi, dirige avec verve et élégance.

Donato Renzetti — 2010
Format : DVD (film d’une production scénique)
Label : C Major Entertainment (production Unitel, en coopération avec la Fondazione Teatro Regio di Parma / Festival Verdi Parma)
Année d’enregistrement : Captation publique, Teatro Regio di Parma, 31 janvier 2010 (édition 2012)
Distribution :
- Cavalier Belfiore (sous le nom de Stanislas) : Guido Loconsolo, baryton
- Baron de Kelbar : Andrea Porta, basse
- Marquise del Poggio : Anna Caterina Antonacci, soprano
- Giulietta : Alessandra Marianelli, soprano
- Edoardo di Sanval : Ivan Magrì, ténor
- La Rocca : Paolo Bordogna, baryton-basse
- Comte d’Ivrea : Ricardo Mirabelli, basse
- Delmonte et un serviteur : Seung Hwa Paek, baryton
Direction : Donato Renzetti ; mise en scène, décors et costumes : Pier Luigi Pizzi ; réalisation vidéo : Tiziano Mancini
Orchestre : Orchestre et Chœur du Teatro Regio di Parma (chef de chœur : Martino Faggiani)
Langue : italien
Particularité :
Captation de la production de Pier Luigi Pizzi présentée au Festival Verdi de Parme, qui offre une version théâtrale vivante et colorée de l’ouvrage, avec Anna Caterina Antonacci en marquise.
Postérité :
Longtemps considéré comme une curiosité de jeunesse, Un giorno di regno a été progressivement réhabilité à partir du XXe siècle, notamment grâce à l’enregistrement de Gardelli et à des productions de festivals. Il demeure rarement donné, mais apparaît comme un chaînon important vers la veine comique de Falstaff.
Sources :
Wikipédia : Un giorno di regno ; livret du coffret C Major / Unitel (2012) ; verso de la pochette Philips 422 429-2.






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