Format :
- Genre : dramma per musica en 3 actes (pastorale)
- Musique : Antonio Vivaldi (RV 714)
- Livret : Scipione Maffei
- Langue : italien
Création :
6 janvier 1732, Teatro Filarmonico (Accademia Filarmonica), Vérone, pour l’inauguration du nouveau théâtre de l’Académie. L’œuvre fut donnée à l’occasion de cette ouverture, aux côtés du Gianguir de Geminiano Giacomelli. Les créateurs furent notamment Giovanna Gasperini (Licori), Giuseppe Valentini (Morasto), Francesco Venturini (Oralto) et Ottavio Sinco (Narete).
Livret :
Le texte est une pastorale composée plus de trente ans plus tôt par le marquis Scipione Maffei, dont une première version, intitulée Sciro fuor di Sciro, avait été dédiée en 1714 à l’empereur Charles VI ; le texte définitif fut publié en 1730 dans son Teatro. Vivaldi reçut la commande dans l’urgence, après le refus du castrat Francesco Bilanzoni, que les académiciens souhaitaient engager.
Intrigue :
- Acte I : Sur l’île de Naxos, repaire du pirate Oralto, deux frères enlevés dans leur jeunesse, Morasto (de son vrai nom Osmino) et Osmino (de son vrai nom Tirsi), vivent sans savoir qu’ils sont parents. Oralto rentre de Skyros avec trois captifs : le berger Narete et ses filles Licori et Elpina. Licori, jadis fiancée au véritable Osmino (devenu Morasto), lui est restée fidèle. Morasto surprend les nymphes sans être reconnu et obtient des nouvelles de ses parents, tandis qu’Osmino et Oralto multiplient sans succès les avances à Licori. L’acte s’achève par un trio où Narete invite ses filles à invoquer le retour de la Fortune.
- Acte II : Licori confie à Morasto qu’elle est restée fidèle à son amant disparu. Elpina, jalouse, croit reconnaître en Osmino l’ancien fiancé de sa sœur et court l’annoncer ; Licori, persuadée d’avoir retrouvé son amant, se jette dans les bras d’Osmino, qui la laisse croire. Morasto, au désespoir, assiste à ces prétendues retrouvailles et l’acte se termine par une querelle d’amoureux.
- Acte III : Oralto, qui veut vendre ses captifs au sultan d’Égypte, échoue à fléchir Licori et confie sa garde à Morasto, qui prépare leur fuite vers Skyros. Narete feint que Licori s’est jetée à la mer. Morasto se révèle alors à Licori comme l’Osmino qu’elle a aimé, et Narete reconnaît en l’autre Osmino Tirsi, le frère de Morasto. Alors qu’ils s’apprêtent à fuir, une tempête menace ; on invoque Junon, qui paraît avec Éole, et les chanteurs concluent que l’amour sourira à tous, sauf à ceux qui en doutent.
Enregistrements :

Jean-Christophe Spinosi — 2008
Format : 3 CD
Label : Naïve (Vivaldi Edition, Opere teatrali vol. 11)
Référence : OP 30410
Année d’enregistrement : 2008 (avril-mai, Église Notre-Dame du Liban, Paris)
Distribution :
- Licori : Sandrine Piau, soprano
- Morasto : Verónica Cangemi, soprano
- Elpina : Marie-Nicole Lemieux, contralto
- Oralto : Lorenzo Regazzo, basse
- Osmino : Philippe Jaroussky, contre-ténor
- Narete : Topi Lehtipuu, ténor
- Giunone : Sara Mingardo, contralto
- Eolo : Christian Senn, basse-baryton
Direction : Jean-Christophe Spinosi
Orchestre : Ensemble Matheus
Langue : italien
Particularité :
Enregistrement d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale universitaire de Turin (Fondo Giordano 39 bis), dans l’édition Buissonnières. La sinfonia d’ouverture manquant au manuscrit, elle est remplacée par celle, alternative, de L’Olimpiade, opéra contemporain de La fida ninfa. Philippe Jaroussky apparaît avec l’accord de Virgin Classics.

Chiara Cattani — 2023
Format : 2 CD
Label : cpo (℗ 2025)
Référence : cpo 555 646-2
Année d’enregistrement : 2023 (en direct, 11-19 août, Innsbrucker Festwochen der Alten Musik, Haus der Musik – Kammerspiele, Innsbruck)
Distribution :
- Licori : Chelsea Zurflüh, soprano
- Morasto : Vojtěch Pelka, contre-ténor
- Elpina : Eline Welle, mezzo-soprano
- Oralto : Yevhen Rakhmanin, basse
- Osmino : Nicolò Balducci, contre-ténor
- Narete : Kieran White, ténor
Direction : Chiara Cattani (direction musicale et clavecin)
Orchestre : Barockorchester:Jung
Langue : italien
Particularité :
Enregistrement live issu de la production scénique du festival d’Innsbruck (mise en scène de François de Carpentries, décors et costumes de Karine Van Hercke), d’après l’édition critique de Marco Bizzarini et Alessandro Borin (Ricordi), dans la première version de Turin (1732).
Postérité :
Le succès de La fida ninfa auprès d’un large public de visiteurs étrangers permit à Vivaldi de nouer des liens durables avec le Teatro Filarmonico : dès la saison de 1734, les académiciens lui confièrent la fonction d’impresario du théâtre, où il présenta Bajazet et Adelaide. Sa difficulté vocale est soulignée : l’œuvre est considérée comme l’une des partitions les plus redoutables de Vivaldi, qui éprouva passablement les chanteurs engagés.
Sources :
- Livret du CD Naïve OP 30410 (Frédéric Delaméa, mai 2008)
- Livret du CD cpo 555 646-2
- Wikipédia — La fida ninfa






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