Format :
- Musique de scène pour la tragédie de Shakespeare : une ouverture et dix-sept numéros, dont deux scènes chantées d’Ophélie et la chanson du Fossoyeur (environ 50 minutes en exécution de concert complète).
- Musique : Piotr Ilitch Tchaikovsky (1840-1893), op. 67b (TH 23).
- Texte : William Shakespeare, dans la traduction française d’Alexandre Dumas et Paul Meurice.
- Rôles chantés : Ophélie (soprano, nos 10 et 11) ; le Fossoyeur (baryton, no 13).
Création :
21 février 1891 (9 février du calendrier julien), Théâtre Mikhaïlovski, Saint-Pétersbourg, lors de la représentation de retraite du comédien français Lucien Guitry, qui joue Hamlet. Ophélie est chantée par A. Laine et le Fossoyeur par H. Lorther.
Tchaikovsky assiste à la création et apprécie le jeu des acteurs, mais n’a pas une haute opinion de sa propre musique ; il en refuse l’utilisation dans une production ultérieure à Varsovie.
Livret :
Tchaikovsky réutilise pour cette partition de la musique nouvelle mais aussi des pages existantes, notamment de sa musique de scène pour La Fille des neiges, l’alla tedesca de sa Troisième Symphonie et l’Élégie pour Ivan Samarine. L’ouverture est la version abrégée de la fantaisie-ouverture Hamlet, op. 67 (1888). Les numéros vocaux ont aussi été arrangés par le compositeur pour voix et piano en janvier 1891.
Enregistrement(s) :

Gauk — 1951
Format : CD (dans le coffret de 22 CD « Complete Operas, Fragments & Incidental Music », recordings from the Bolshoi Theatre, 1936-1963)
Label : Profil — Edition Günter Hänssler (parution du coffret : juin 2018)
Référence : PH17053 (coffret)
Année d’enregistrement : 1951 (d’après les informations fournies)
Distribution :
- Ophélie : Galina Sakharova, soprano
- Le Fossoyeur : Georgi Abramov, basse
Direction : Alexandre Gauk (Alexander Gauk)
Orchestre : Orchestre symphonique de la Radio d’État de l’URSS (USSR State Radio Symphony Orchestra)
Particularité :
Gravure historique de Gauk, grand chef de la Radio soviétique, avec les deux solistes des numéros chantés. Cette version est également diffusée séparément, sous le titre Hamlet, op. 67, en un programme d’environ 39 minutes.
Postérité :
Moins célèbre que la fantaisie-ouverture qu’il a inspirée, la musique de scène de Hamlet est restée une œuvre de circonstance, que son auteur jugeait modeste, et ne figure qu’à titre d’annexe dans la production lyrique et scénique de Tchaikovsky.
Sources :
Tchaikovsky Research — Hamlet (incidental music) ; Wikipedia — Hamlet (Tchaikovsky) ; Europadisc — Tchaikovsky: Complete Operas (Profil) ; Diabolus In Musica — coffret Profil.






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