Format :
- Genre : « commedia per musica » (opéra bouffe napolitain).
- Musique : Gaspare Spontini
- Livret : Giuseppe Palomba
- Langue : italien
Création :
Carnaval 1800, Teatro Nuovo, Naples.
Œuvre de jeunesse, écrite bien avant les grands opéras que Spontini composera pour Napoléon, Paris, Berlin et Vienne. Elle est ensuite tombée dans l’oubli : plus aucune représentation n’est connue après 1800 jusqu’à sa résurrection moderne.
Livret :
Le livret de Giuseppe Palomba, représentatif de la tradition comique napolitaine, hérite des types de la commedia dell’arte : un vieux peintre fantasque, une fille qui lui échappe, un faux docteur, une vagabonde intrigante et un paysan avisé. La partition est écrite pour un petit effectif (deux hautbois, une clarinette, un basson, deux cors, cordes et basse continue).
Intrigue :
- Argument : Marzucco, vieux peintre fortuné, veut marier sa fille Elena à Doralbo, un charlatan qui se fait passer pour le docteur Filebo ; Elena préfère Nardullo, un jardinier ingénieux. Olimpia, cousine d’Elena, s’éprend elle aussi de Doralbo. Corallina, vagabonde rusée et sœur de Nardullo, arrive avec le projet d’épouser Marzucco. Fausse séance de spiritisme, contrats de mariage contradictoires et quiproquos s’enchaînent. (Résumé général : les sources consultées ne détaillent pas le découpage en actes.)
Enregistrement(s) :

Rovaris — 2012
Format : Blu-ray (vidéo), 145 min, 1080i Full HD 16:9, son PCM stéréo et DTS-HD Master Audio 5.1, sous-titres anglais, allemand, français et italien
Label : EuroArts (Unitel Classica)
Référence : 2072644 (code-barres 880242726445), parution en 2014
Année d’enregistrement : 2012, en public, Teatro G.B. Pergolesi, Jesi (Festival Pergolesi Spontini)
Distribution :
- Elena : Ruth Rosique, soprano
- Olimpia : Caterina Di Tonno, soprano
- Corallina : Alessandra Marianelli, soprano
- Nardullo : Clemente Daliotti, basse
- Marzucco : Filippo Morace, basse
- Nastagio : Alessandro Spina, basse
- Doralbo : Dionigi D’Ostuni, ténor
- Mise en scène : Leo Muscato
- Décors : Benito Leonori ; costumes : Giusi Giustino ; lumières : Alessandro Verazzi
- Réalisation vidéo : Tiziano Mancini
Direction : Corrado Rovaris
Orchestre : I Virtuosi Italiani
Langue : italien
Particularité :
Première reprise de l’œuvre depuis 1800, captée au Festival Pergolesi Spontini de Jesi. Leo Muscato en propose une lecture bruyante, irrévérencieuse et volontiers exagérée, aux décors surtout faits de projections et de rideaux de gaze. Pour la critique, la musique est habile et fluide, avec des échos de Cimarosa, des airs en parlando et des ensembles très vifs ; la distribution (notamment Ruth Rosique dans une colorature difficile) est dans l’ensemble louée, et l’orchestre, un peu rugueux par moments, est tenu avec entrain par Rovaris. Le livret du disque ne contient pas de synopsis détaillé.
Postérité :
La partition, que l’on croyait perdue, fut retrouvée chez un libraire d’ancien en Angleterre (en 2006 selon l’éditeur du disque, en 2007 selon d’autres sources). Le texte de présentation du disque y voit une préfiguration de Rossini ; la production de Jesi, en 2012, en fut la première reprise moderne.
Sources :
Wikipedia — La fuga in maschera · Gramophone — critique · Opera Ramblings — La fuga in maschera · C Major — La fuga in maschera · Pochette du Blu-ray EuroArts 2072644.






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