Note personnelle : ,

Smyth, Ethel — Fête galante (1923)

Format :

  • Opéra en un acte, sous-titré « Dance-Dream » (rêve dansé).
  • Musique : Ethel Smyth, composée en 1921-1922.
  • Livret : Edward Shanks (avec Ethel Smyth), d’après la nouvelle Fête galante (1909) de Maurice Baring.
  • Langue : anglais.

Création :

4 juin 1923, Birmingham (Birmingham Repertory Theatre), par la British National Opera Company ; l’œuvre fut reprise à Covent Garden la semaine suivante.
Cinquième des six opéras de Smyth, Fête galante est le seul qu’elle ait écrit sur commande : la British National Opera Company le lui commande en décembre 1921. Smyth avait demandé à son ami Maurice Baring l’autorisation d’adapter sa nouvelle dès 1919, et elle revenait à l’opéra après sept ans de silence, la guerre ayant interrompu l’exécution de ses ouvrages. Compositrice de soixante-cinq ans, figure marquante de la musique britannique et du mouvement suffragiste, elle écrit ici dans un style néoclassique, très éloigné de son romantisme initial, avec des danses baroques et un madrigal sur un poème de John Donne. Son journal note après la première : « Le public a aimé Fête galante ».

Livret :

Edward Shanks, poète de guerre, adapte une courte nouvelle de sept pages de Maurice Baring, publiée en 1909, où un roi jaloux fait pendre Pierrot. L’opéra en tire un drame plus sombre de déguisements et de quiproquos que la comédie Fantasio, située dans un jardin au clair de lune à la manière de Watteau, avec les personnages de la commedia dell’arte. Smyth voyait à l’origine l’ouvrage comme une « opérette dansée ».

Intrigue :

  • Acte unique : Dans un jardin éclairé par la lune, une fête galante réunit courtisans et comédiens italiens. Columbine et Pierrot s’aiment, mais elle voit la Reine embrasser un homme déguisé en Pierrot, qui n’est autre que l’Amant de la Reine. Pierrot, qui aime en secret la Reine depuis toujours, connaît l’identité du faux Pierrot et se tait, tandis que le Roi soupçonne la vérité. Les danses continuent, entre jalousie, désir et mascarades, jusqu’à ce que Pierrot se donne la mort.

Enregistrement(s) :

Odaline de la Martinez — 2019

Format : 1 CD (couplé avec The Happy Prince de Liza Lehmann et des extraits historiques de 1939)
Label : Retrospect Opera
Référence : RO007
Année d’enregistrement : 2018, église St Mary, Walthamstow (Londres) ; paru le 15 novembre 2019.
Distribution :

  • Columbine : Charmian Bedford, soprano léger
  • La Reine : Carolyn Dobbin, mezzo-soprano
  • Pierrot : Felix Kemp, baryton léger
  • Le Roi : Simon Wallfisch, baryton
  • L’Amant : Mark Milhofer, ténor
  • Arlequin : Alessandro Fisher, ténor léger

Direction : Odaline de la Martinez
Orchestre : Lontano Ensemble (avec un petit ensemble de scène : piano, concertina et banjo)
Langue : anglais

Particularité :

Enregistrement complet de l’œuvre dans la version « B », écrite pour un effectif réduit. Le disque comprend aussi The Happy Prince (1908), mélodrame de Liza Lehmann d’après Oscar Wilde, récité par Dame Felicity Lott avec Valerie Langfield au piano, ainsi que des extraits de Fête galante, The Boatswain’s Mate et Entente Cordiale enregistrés en mars 1939 par Sir Adrian Boult et le Light Symphony Orchestra. La critique salue une distribution jeune et engagée, avec un Pierrot touchant (Felix Kemp) et un Roi noble (Simon Wallfisch) ; Robert Hugill y voit « peut-être le meilleur opéra de Smyth ».

Postérité :

Smyth tira de l’œuvre une suite orchestrale en 1924, puis un ballet en 1932, avec des décors de Vanessa Bell, conformément à son intention première. L’enregistrement de Retrospect Opera, paru en 2019, rend cette curiosité d’archive à nouveau accessible.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les 5 derniers enregistrements ajoutés.
Strauss, Johann II
Jabuka, oder Das Apfelfest (1894)
Strauss, Johann II
Die Göttin der Vernunft (1897)
Stenhammar, Wilhelm
Tirfing (1898)
Spontini, Gaspare
Olimpie (1819)
Smyth, Ethel
The Boatswain’s Mate (1916)

Phase 1 : Je crée une fiche pour les opéras que je possède physiquement ou numériquement.
Reste à lister :

287 fiche(s)

Ce site est à la base fait pour mon utilisation personnelle. Il liste des opéras que j’ai, que je cherche (très majoritairement d’avant le XXème siècle).
Les références en rouge correspondent à ce que je possède physiquement en CD/SACD/DVD/Bluray.
« Opéra » au sens très large avec quelques opérettes, des zarzuelas etc…
Les pages ont été créées avec l’IA (le modèle utilisé est précisé dans chaque page) et peuvent contenir des erreurs même si j’ai demandé de n’utiliser que des sources fiables (wikipedia, sites des maisons de disques, discogs etc.)
Elles seront toutes revues et corrigées au fur et à mesure des progrès des modèles.
Les titres en gris/italique correspondent aux opéras pour lesquels je n’ai trouvé aucune trace d’enregistrement (autre que des extraits éventuels) ou je n’ai pas encore eu le temps de chercher. Il faut cocher la case pour les faire apparaître.

Statistiques:
Nombre d’opéras pour lesquels j’ai au moins une version physique :
522 CDs/SACDs
117 DVDs/Blurays

——————————–

Nombre d’opéras pour lesquels je n’ai (au moins) qu’une version numérique :
551 versions FLAC

——————————–
16 opéras avec enregistrement(s) connu(s) sur ma wishlist.

——————————–
9420 opéras sans enregistrement connu/pas encore trouvé (cocher la case en haut de la liste pour les faire apparaître).