Format :
- Opéra en 2 actes.
- Musique : Gioachino Rossini.
- Livret : Eugène Scribe et Charles-Gaspard Delestre-Poirson.
- Langue : français
Création :
20 août 1828, Salle Le Peletier, Opéra de Paris.
Créé sous la direction de François Habeneck avec Adolphe Nourrit (Ory), Laure Cinti-Damoreau (la comtesse Adèle), Constance Jawureck (Isolier), Henri-Bernard Dabadie (Raimbaud), Nicolas Levasseur (le Gouverneur) et Augusta Mori (Ragonde). Écrit pour Paris après Le Siège de Corinthe (1826) et Moïse et Pharaon (1827), l’ouvrage est l’avant-dernier opéra de Rossini, qui ne donnera plus ensuite que Guillaume Tell (1829). Une partie de la musique est reprise du Viaggio a Reims, composé en 1825 pour le couronnement de Charles X.
Livret :
Eugène Scribe et Charles-Gaspard Delestre-Poirson tirent leur livret d’une comédie en un acte écrite en 1817. Ils l’étoffent en deux actes, avec un mélange de comédie légère et de grand récitatif accompagné, bien plus développé que les numéros brefs de l’opéra-comique.
Intrigue :
- Acte I : Vers 1200, en Touraine, pendant la croisade. Les hommes du pays sont partis à la guerre et la comtesse Adèle, retirée au château de Formoutiers avec sa suite, est courtisée par le comte Ory, séducteur notoire. Déguisé en ermite guérisseur, il reçoit les villageoises avec l’aide de son compagnon Raimbaud. Son page Isolier, secrètement amoureux d’Adèle, lui confie son plan pour entrer au château, qu’Ory s’approprie. Adèle, mélancolique, consulte l’ermite : il lui prescrit l’amour, et elle se prend pour Isolier. Le Gouverneur d’Ory reconnaît cependant Ory sous le masque.
- Acte II : Ory, Raimbaud et leurs compagnons obtiennent l’hospitalité du château en se faisant passer pour des pèlerines surprises par l’orage. Dans le château, ils pillent la cave et festoient, tandis que le comte, déguisé en « sœur Colette », fait la cour à la comtesse. Isolier révèle le stratagème et annonce le retour des croisés. Dans l’obscurité, Ory croit courtiser Adèle, mais saisit la main d’Isolier. Au retour des chevaliers, Ory et ses hommes parviennent à s’enfuir, avec l’aide d’Isolier.
Enregistrement(s) :

Jesús López-Cobos — 2003
Format : 2 CD.
Label : Deutsche Grammophon
Référence : DG 477 5020 (B0002923-02), publié en 2004
Année d’enregistrement : Août 2003, Festival Rossini de Pesaro (live).
Distribution :
- Le comte Ory : Juan Diego Flórez, ténor
- La comtesse de Formoutiers (Adèle) : Stefania Bonfadelli, soprano
- Isolier : Marie-Ange Todorovitch, mezzo-soprano
- Raimbaud : Bruno Praticò, baryton
- Le Gouverneur : Alastair Miles, basse
- Dame Ragonde : Marina De Liso, mezzo-soprano
- Alice : Rossella Bevacqua, soprano
Direction : Jesús López-Cobos
Orchestre : Orchestra del Teatro Comunale di Bologna
Chœur : Prague Chamber Choir (chef de chœur : Lubomír Mátl)
Langue : français
Particularité :
Captation sur le vif au festival de Pesaro, qui met en avant la présence vocale de Juan Diego Flórez dans le rôle-titre.

Maurizio Benini — 2011
Format : 2 DVD, retransmission « The Met: Live in HD ».
Label : Virgin Classics (Erato)
Référence : Virgin Classics 0709599
Année d’enregistrement : 9 avril 2011, Metropolitan Opera, New York (live).
Distribution :
- Le comte Ory : Juan Diego Flórez, ténor
- La comtesse Adèle : Diana Damrau, soprano
- Isolier : Joyce DiDonato, mezzo-soprano
- Raimbaud : Stéphane Degout, baryton
- Le Gouverneur : Michele Pertusi, basse
- Dame Ragonde : Susanne Resmark, contralto
Direction : Maurizio Benini
Orchestre : Orchestre du Metropolitan Opera
Chœur : Chœur du Metropolitan Opera
Langue : français
Particularité :
Production de Bartlett Sher, qui situe l’action dans un théâtre du XVIIIe siècle, avec un plateau réunissant Flórez, Damrau et DiDonato. La captation, retransmise en direct dans les cinémas, a été saluée pour ses trois protagonistes, plus réservée sur la direction jugée un peu lourde et sur la réalisation.
Postérité :
L’ouvrage a gagné Londres dès 1829 (en italien), puis la Nouvelle-Orléans en 1830 et New York en 1831. Longtemps relégué dans l’ombre des opéras bouffes italiens, il a été redécouvert à partir du XXe siècle et fait désormais partie du répertoire rossinien de scène, notamment grâce à la production du Metropolitan Opera (2011, reprise en 2013), qui l’a remis en lumière.






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