Format :
- Opera buffa en deux actes.
- Musique : Gioachino Rossini.
- Livret : Giuseppe Palomba, revu par Andrea Leone Tottola, d’après la comédie Il matrimonio per concorso de Carlo Goldoni (1763).
- Langue : italien.
Création :
26 septembre 1816, au Teatro dei Fiorentini de Naples.
Rossini a vingt-quatre ans. Directeur musical des théâtres royaux de l’impresario Domenico Barbaja, il vient de triompher à Rome avec Le Barbier de Séville (février 1816) et prépare son Otello pour le San Carlo (décembre). La Gazzetta est écrite pour le petit théâtre des Fiorentini, habitué à l’opéra bouffe en dialecte napolitain. La création réunit Carlo Casaccia (Don Pomponio), Margherita Chambrend (Lisetta), Felice Pellegrini (Filippo), Alberigo Curioni (Alberto), Francesca Cardini (Doralice), Giovanni Pace (Don Anselmo), Maria Manzi (Madama La Rose) et Francesco Sparano (Monsù Traversen). L’ouvrage tient vingt et une soirées d’après l’une des sources, mais ne sera repris au XIXe siècle qu’une seule fois, à Palerme, en 1828.
Livret :
Palomba, librettiste napolitain chevronné, retravaille la comédie de Goldoni sur un thème satirique : l’influence de la presse sur la vie privée. Revu par Tottola, le texte transporte l’action dans une auberge parisienne du XVIIIe siècle, où l’on voit un bourgeois entêté et crédule chercher un gendre par petites annonces.
Intrigue :
- Acte I : Dans une auberge de Paris, Don Pomponio, riche Napolitain, s’installe avec sa fille Lisetta, cependant que Don Anselmo s’y établit avec la sienne, Doralice. Pomponio fait passer dans la gazette une annonce pour trouver un mari à Lisetta, qui aime pourtant l’aubergiste Filippo. Doralice est courtisée par le vieux libertin Monsù Traversen, mais préfère Alberto, jeune homme fortuné qui parcourt le monde en quête de l’épouse idéale.
- Acte II : Les prétendants ridicules se succèdent, les quiproquos s’accumulent et Pomponio, malmené par certains d’entre eux, finit par céder au penchant de sa fille et lui accorde la main de Filippo, le seul qu’il avait écarté.
Enregistrement(s) :

Bruno Rigacci — 1977
Format : 2 CD (61 min 33 s + 44 min 48 s)
Label : Nuova Era (collection « Arte Vocale Italiana », Edwin Loehrer Edition) ; en coproduction avec la RSI (Radiotelevisione svizzera di lingua italiana)
Référence : 1172 (2 CD, 1998)
Année d’enregistrement : janvier 1977, radio, RSI
Distribution :
- Lisetta : Eva Czapó, soprano
- Doralice : Benedetta Pecchioli, mezzo-soprano
- Madama La Rose : Marissa Brumby, mezzo-soprano
- Don Pomponio : Mario Chiappi, basse
- Monsù Traversen : Gino Orlandini, baryton
- Don Anselmo : Giovanni Faverio, basse
- Filippo : Gian Carlo Ceccarini, baryton
- Alberto : Giuseppe Baratti, ténor
Direction : Bruno Rigacci
Orchestre : Orchestre et chœur de la Radiotelevisione della Svizzera Italiana (RSI)
Langue : italien
Particularité :
Enregistrement de radio, destiné à l’antenne de la Suisse italienne et publié bien plus tard en disque par Nuova Era. La pochette avant porte la mention « Edwin Loehrer Edition » (titre de la collection), mais c’est Bruno Rigacci qui dirige, comme l’indique le dos du boîtier. Version complète publiée par Nuova Era en 1998, avec des chanteurs spécialistes du répertoire bouffe : Mario Chiappi en Don Pomponio, Eva Czapó en Lisetta et Gian Carlo Ceccarini en Filippo.

Fabio Luisi — 1987
Format : 2 CD
Label : Bongiovanni
Référence : non indiquée sur la pochette
Année d’enregistrement : 1987, en public, Savona
Distribution :
- Lisetta : Gabriella Morigi, soprano
- Doralice : Barbara Lavarian, soprano
- Madama La Rose : Adriana Cicogna, mezzo-soprano
- Don Pomponio : Franco Federici, basse
- Don Anselmo / Monsù Traversen : Giuseppe De Matteis et Giacomo Colafelice, basses
- Filippo : Armando Ariostini, baryton
- Alberto : Paolo Barbacini, ténor
Direction : Fabio Luisi
Orchestre : Orchestra Sinfonica di Piacenza et Coro Francesco Cilea
Langue : italien
Particularité :
Captation publique de 1987 à Savona, avec un jeune Fabio Luisi, futur directeur musical de l’Opéra de Zurich. Pendant longtemps, avec la bande de la RSI, c’est l’un des rares témoignages de cette partition rarement jouée, avant les enregistrements du Rossini Opera Festival (2001 et 2005, sous la direction de Maurizio Barbacini), de Bad Wildbad (2007) et de Dynamic (2016).
Postérité :
La Gazzetta ne connaît au XIXe siècle qu’une seule reprise, à Palerme en 1828, et tombe dans l’oubli ; sa musique survit pourtant ailleurs, car Rossini l’avait nourrie d’emprunts à Il Turco in Italia, à La pietra del paragone et à Torvaldo e Dorliska, et sa sinfonia devait resservir dans La Cenerentola. Redécouverte au XXe siècle (radio italienne en 1960, Vienne en 1976), elle est donnée pour la première fois au Royaume-Uni en 2001 par Garsington Opera, puis à Pesaro la même année dans une mise en scène de Dario Fo, reprise en 2005 et filmée au Liceu de Barcelone (DVD Opus Arte). Suivent Bad Wildbad (2007), la première américaine au New England Conservatory de Boston (2013, avec le quintette du premier acte retrouvé à Palerme en 2012), Liège et Londres (2014), et une nouvelle production à Pesaro en 2015 sous la direction d’Enrique Mazzola, reprise au ROF 2022.






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