Format :
- Commedia lirica en un acte.
- Musique : Primo Riccitelli (1875-1941).
- Livret : Giovacchino Forzano.
- Langue : italien.
Création :
10 avril 1923, Teatro Costanzi, Rome.
La création, dirigée par Gabriele Santini dans des décors d’Augusto Carelli, réunit notamment Antonio Cortis (Baldo), Ofelia Parisini (Anna Maria), Taurino Parvis (Bernardo del Nero), Luigi Nardi (Noferi) et Nello Palai (Ghiandaia) ; elle est suivie de huit représentations en avril. L’ouvrage, composé vers 1920 après une commande de l’impresario Augusto Laganà, avait remporté en 1922 un concours organisé par le ministère italien de l’Instruction publique. Élève de Mascagni, Riccitelli connaît avec lui un triomphe : l’opéra est repris à la Scala en 1923, dans un spectacle couplé avec Salomé de Strauss, puis donné au Metropolitan Opera de New York en 1923-1924 avec Beniamino Gigli (Baldo) et Elisabeth Rethberg (Anna Maria).
Livret :
Giovacchino Forzano, qui a notamment écrit Gianni Schicchi et Suor Angelica pour Puccini, situe l’action à Florence, un après-midi d’avril 1498, à l’époque de l’influence de Savonarole. Le livret met aux prises les Piagnoni, partisans du moine, et les Compagnacci, jeunes libertins qui s’opposent à lui, autour de l’épisode historique de l’ordalie par le feu entre un dominicain et un franciscain.
Intrigue :
- Acte unique : Bernardo del Nero, ancien juge et piagnone, prépare la fête du mariage forcé de sa nièce Anna Maria avec le benêt Noferi. Les enfants de Savonarole fouillent la maison pour brûler les « vanités » (livres, musique, œuvres d’art, lettres d’amour). Anna Maria est enfermée, mais son amant Baldo, chef des Compagnacci, s’introduit chez elle avec ses compagnons cachés dans les coffres et les armoires, et les amants se retrouvent. Quand les parents de Noferi arrivent, Baldo affronte Bernardo, qui appelle le Bargello. Baldo propose alors un pari lié à l’ordalie prévue entre les deux frères : si elle a lieu, il renonce à Anna Maria ; sinon, le notaire biffera le nom de Noferi du contrat pour y inscrire le sien. L’épreuve tourne court dans une querelle de vêtement liturgique, la foule se retourne contre les Piagnoni et Baldo et Anna Maria, unis, sont couverts de fleurs par les Compagnacci.
Enregistrement(s) :

Antonio Pirolli — 2000
Format : CD (durée environ 55 minutes), collection « Novità del Passato ».
Label : Bongiovanni
Référence : GB 2273-2 (code-barres 8007068227327)
Année d’enregistrement : date et lieu non précisés ; parution en janvier 2000.
Distribution :
- Anna Maria : Carla Laudi, soprano
- Baldo : Maurizio Frusoni, ténor
- Bernardo : Armando Ariostini, baryton
- Autres rôles (attribution aux personnages non confirmée) : Mauro di Girolamo, Armando Maurini, Fiorenzo Tornincasa, Antonio De Angelis, Geraldine Melac, Nunzio Fazzini, Andrea Principi, Luigi Valiante
Direction : Antonio Pirolli (chef de chœur : Carlo Morganti)
Orchestre : Orchestra Sinfonica di Teramo « Primo Riccitelli » ; Coro Lirico Marchigiano « Vincenzo Bellini » ; Coro Voci Bianche dell’Istituto Musicale Gaetano Braga di Teramo
Langue : italien
Particularité :
Enregistrement confié à l’Orchestre symphonique de Teramo, qui porte le nom du compositeur, avec le chœur lyrique des Marches et un chœur d’enfants local. La pochette reproduit une scène d’une production scénique, dont la mise en scène est créditée à Ivan Stefanutti.
Postérité :
Après ses débuts triomphaux, I compagnacci n’a plus été donné qu’occasionnellement après la guerre ; en 1962, Guido Pannain critiquait sévèrement une reprise dans Il Tempo. Le succès de l’œuvre valut à Riccitelli la commande de deux autres opéras, dont seul Madonna Oretta fut achevé et créé en 1932, avec un accueil tiède. À New York, Teatro Grattacielo l’a donnée en concert au Rose Hall du Lincoln Center, première audition new-yorkaise depuis la série du Met ; la critique y a relevé une orchestration vive, un climax choral efficace, des échos de Gianni Schicchi, mais une inspiration mélodique moins riche que celle de Puccini et un dénouement placé hors scène qui affaiblit le drame.

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