Note personnelle : ,

Offenbach, Jacques — Les brigands (1869)

Format :

  • Opéra-bouffe en trois actes.
  • Musique : Jacques Offenbach (1819-1880).
  • Livret : Henri Meilhac et Ludovic Halévy.
  • Langue : français (dialogues parlés).

Création :

10 décembre 1869, Théâtre des Variétés, Paris.
Offenbach a cinquante ans et règne sur la scène parisienne depuis plus de dix ans ; Les Brigands est l’une de ses dernières grandes créations d’avant la guerre de 1870. Les répétitions furent retardées à plusieurs reprises. Le premier acte, et notamment la scène des carabiniers, remporta un vif succès ; la critique trouva les actes suivants moins réussis, et certains regrettèrent l’absence d’Hortense Schneider. La série atteignit tout de même 107 représentations.

Livret :

Meilhac et Halévy, auteurs de La Belle Hélène et de La Vie parisienne, signent ici une parodie du genre du brigand d’opéra : bandits d’opérette peu dangereux, carabiniers toujours en retard, et satire d’un monde officiel plus voleur que les voleurs.

Intrigue :

  • Acte I : le chef de brigands Falsacappa, déguisé en ermite, apprend par un courrier capturé qu’une princesse de Grenade doit être mariée au duc de Mantoue, avec une dot de trois millions. Sa fille Fiorella prendra la place de la princesse, et les brigands se déguiseront en cour d’Espagne. Le jeune paysan Fragoletto, amoureux de Fiorella, rejoint la bande.
  • Acte II : dans une auberge à la frontière entre l’Espagne et l’Italie, les brigands capturent l’aubergiste, l’ambassade de Mantoue et l’ambassade de Grenade, dont ils prennent les places.
  • Acte III : à Mantoue, les brigands déguisés réclament l’argent à un trésorier qui n’en a presque plus. Démasqués, ils sont sauvés par Fiorella, qui obtient le pardon du prince ; les brigands promettent de devenir honnêtes.

Enregistrement(s) :

John Eliot Gardiner — 1988

Format : 2 CD (environ 105 min)
Label : EMI Classics
Référence : CDS 7 49830 2 (1989) ; réédition 3951132
Année d’enregistrement : mai 1988, Opéra de Lyon.
Distribution :

  • Falsacappa : Tibère Raffalli, ténor
  • Fiorella : Ghislaine Raphanel, soprano
  • Fragoletto : Colette Alliot-Lugaz, mezzo-soprano
  • Pietro : Michel Trempont, ténor
  • Le comte de Gloria-Cassis : Jean-Luc Viala, ténor
  • Le duc de Mantoue : Thierry Dran, baryton
  • Le baron de Campo Tasso : François Le Roux, baryton
  • Antonio : Bernard Pisani, ténor
  • Carmagnola : Christian Jean
  • Domino : Francis Dudziak
  • Barbavano : Pierre-Yves Le Maigat
  • La princesse de Grenade : Valérie Millot
  • Adolph de Valladolid : Michel Fockenoy
  • Pipo : Jacques Loreau
  • Le chef des carabiniers : René Schirrer

Direction : John Eliot Gardiner
Orchestre : Orchestre de l’Opéra de Lyon ; Chœur de l’Opéra de Lyon
Langue : français

Particularité :

Enregistrement réalisé à Lyon par un chef plus connu pour le répertoire baroque, et dans la même veine que son Étoile de Chabrier chez le même label. La critique salue l’esprit d’ensemble, des chœurs « fantastiques », un orchestre transparent et l’une des meilleures prises de son d’EMI ; elle fait seulement une réserve sur la Fiorella de Ghislaine Raphanel, jugée un peu âpre. La réédition en double disque économique est fournie sans livret ni traduction et avec un synopsis très bref.

Postérité :

Après sa création, l’ouvrage fut repris à Bruxelles, Vienne et Londres (1871), et pendant la guerre de 1870. Offenbach en donna en 1878 une version remaniée en féerie (trois actes et quatre tableaux) au Théâtre de la Gaîté, jouée trente-quatre fois.

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