Note personnelle : ,

Charpentier, Marc-Antoine — Les arts florissants (1685)

Format :

  • Idylle en musique (petit opéra de chambre) en cinq scènes (H. 487).
  • Musique : Marc-Antoine Charpentier (1643-1704).
  • Livret : auteur inconnu.
  • Langue : français.

Création :

1685, Paris, dans l’hôtel de Mademoiselle de Guise (date et circonstances exactes de la première inconnues).
L’œuvre est écrite pour les musiciens de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, au service de laquelle Charpentier est depuis une vingtaine d’années. Elle suit la trêve de Ratisbonne (août 1684), qui apportait à l’Europe un répit après les conquêtes de Louis XIV. L’effectif est réduit : sept voix solistes, un chœur à cinq parties (probablement chanté par les solistes eux-mêmes), deux flûtes, deux dessus de viole et basse continue. Charpentier aurait lui-même tenu le rôle de la Peinture.

Livret :

Le poème, en vers, est d’un auteur inconnu. Il exalte la gloire de Louis XIV et la paix retrouvée en opposant les arts à la violence de la guerre ; le titre de l’œuvre, Les Arts florissants, a donné son nom à l’ensemble fondé par William Christie.

Intrigue :

  • Ouverture : en deux parties.
  • Scène 1 : la Musique, la Poésie, la Peinture et l’Architecture célèbrent leurs arts et la gloire du roi. Un chœur de guerriers, aux rythmes martelés, s’oppose au chœur des Arts.
  • Scène 2 : un bruit épouvantable met en fuite la Musique et les Arts ; la Discorde apparaît avec ses Furies (Entrée de Furies).
  • Scène 3 : la Paix tente en vain de raisonner la Discorde, puis invoque Jupiter, dont la foudre précipite les Furies aux Enfers.
  • Scène 4 : la Paix célèbre sa victoire et rappelle les Arts à la lumière.
  • Scène 5 : final « Charmante paix », sur une chaconne puis une sarabande en rondeau, et grand hymne à la paix.

Enregistrement(s) :

William Christie — 1981

Format : 1 CD (environ 40 min)
Label : harmonia mundi (collection « Musique d’abord »)
Référence : HMA 1901083
Année d’enregistrement : 1981 ; ℗ 1982 ; CD paru en 1987.
Distribution :

  • La Paix : Jill Feldman, soprano
  • La Musique : Agnès Mellon, soprano
  • La Discorde : Gregory Reinhart, basse
  • La Poésie : Catherine Dussaut
  • L’Architecture : Guillemette Laurens, mezzo-soprano
  • La Peinture : Dominique Visse, haute-contre
  • Un guerrier : Philippe Cantor, baryton
  • Chœur des guerriers et des Furies : Agnès Mellon, Jill Feldman, Guillemette Laurens, Dominique Visse, Michel Laplénie, Philippe Cantor, Gregory Reinhart

Direction : William Christie
Orchestre : Les Arts Florissants (ensemble vocal et instrumental)
Langue : français

Particularité :

Premier enregistrement répertorié de l’œuvre, mené par le chef dont l’ensemble en tire son nom. Les chœurs des guerriers et des Furies y sont chantés par les solistes eux-mêmes, dans un disque d’une quarantaine de minutes. La pochette de l’édition CD reproduit une allégorie de la Peinture et de la Poésie.

Postérité :

Cette idylle a depuis été enregistrée par Gaétan Jarry et l’Ensemble Marguerite Louise (Versailles, 2017), par Paul O’Dette et Stephen Stubbs avec Les Plaisirs de Versailles (CPO, 2019) et par James Richman et la Dallas Bach Society (Rubicon, 2024). Elle reste l’un des exemples les plus accessibles de ces petits opéras de chambre que Charpentier composa pour Mademoiselle de Guise.

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