Note personnelle : ,

Offenbach, Jacques — Le Carnaval des revues (1860)

Format :

  • Revue musicale en 1 acte.
  • Musique : Jacques Offenbach.
  • Livret : Eugène Grangé, Philippe Gille et Ludovic Halévy.
  • Langue : Français.

Création :

10 février 1860, aux Bouffes-Parisiens, Paris.
Offenbach s’adonne ici au genre très spécifique de la revue de fin d’année (un pot-pourri d’actualités théâtrales). Cette pièce est restée célèbre pour son orchestration parodique destructrice : Offenbach y imite génialement le style de Richard Wagner, son grand rival et détracteur.

Livret :

Une succession de sketchs parodiant les grands événements et les scandales musicaux de la saison parisienne de 1860 (notamment les concerts catastrophiques de Wagner à Paris).

Intrigue :

  • Acte unique : Sans intrigue véritable, des personnages allégoriques jugent l’année écoulée. Le clou du spectacle est l’entrée d’un musicien barbare allemand (symbole de la « musique de l’Avenir », Wagner). Offenbach propose une fameuse « Symphonie de l’Avenir » d’un vacarme ahurissant (un quatuor de canards, des trombones mugissants), opposant la mélodie française (incarnée par Grétry ou Mozart) au chaos bruyant allemand, qui finit par être chassé sous les huées d’une valse triomphante.

Postérité :

Un document historique fascinant. La charge anti-wagnérienne de la Symphonie de l’Avenir fit couler beaucoup d’encre et marqua le début d’une guerre ouverte (sur fond d’esthétique et de nationalisme) entre le maître de Bayreuth et le Mozart des Champs-Élysées.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *