Format :
- Opérette en 1 acte.
- Musique : Jacques Offenbach.
- Livret : Philippe Pittaud de Forges et Laurencin.
- Langue : Français.
Création :
31 juillet 1856, au Théâtre des Bouffes-Parisiens (salle d’été des Champs-Élysées), Paris.
Offenbach a trente-six ans. Quelques semaines avant la création, il avait fait jouer à ce même théâtre L’Impresario de Mozart, à l’occasion du centenaire de la naissance du compositeur viennois, qui est resté pour lui un modèle et un idéal. L’opérette, portant ce titre inhabituel, prolonge la veine des courtes pièces en un acte qui font alors la réputation des Bouffes-Parisiens.
Livret :
Pittaud de Forges et Laurencin brodent sur un quiproquo de loterie : un billet de loterie gagnant, ou supposé tel, et des Tyroliens ambulants sur la route de Strasbourg. Offenbach, qui avait joué enfant des tyroliennes et d’autres danses avec ses frères et sœurs dans les auberges de Cologne, y fait entendre une tyrolienne qui renvoie à l’idée que l’on se faisait en France de la musique « d’outre-Rhin ».
Intrigue :
- Un acte : Deux « tyroliens de salon » itinérants, descendus de leurs montagnes, se rendent à Strasbourg : Grittly veut y assister sa sœur Madeleine, récemment veuve, et son cousin Franz l’accompagne. En chemin, un prétendu voyageur leur apprend que le gros lot de 100 000 florins de la grande loterie est tombé sur le numéro 66. Franz, qui a acheté ce billet à Innsbruck, n’en croit pas ses oreilles et part sur-le-champ ; il revient bientôt, couvert de bijoux et de vêtements somptueux, et sa cousine, furieuse, se querelle avec lui. Au milieu de la dispute, ils découvrent que le billet de Franz porte en réalité le numéro 99, donc perdant. Le voyageur n’est lui-même pas ce qu’il semble : c’est le mari de Madeleine, qui n’était pas mort. Disposant d’une grande fortune, il voulait donner une leçon au pauvre Franz : le vrai gros lot de la vie n’est pas l’argent mais le bonheur en amour.
Enregistrement(s)

Willens — 2023
Format : CD (1 disque, couplage avec Le Violoneux ; Le 66 dure 50’52)
Label : cpo (coproduction avec Deutschlandfunk)
Référence : 555 585-2
Année d’enregistrement : 2023 selon la demande (le livret indique un enregistrement du 27 au 29 août 2022 au Deutschlandfunk Kammermusiksaal ; ℗ 2023)
Distribution :
- Grittly : Sandrine Buendia, soprano
- Frantz (Franz) : Pierre-Antoine Chaumien, ténor
- Berthold : Armando Noguera, baryton
Direction : Michael Alexander Willens
Orchestre : Kölner Akademie
Langue : Français
Particularité :
Le disque couple Le 66 avec Le Violoneux (créé aux Bouffes-Parisiens le 31 août 1855), dans une coproduction cpo / Deutschlandfunk. Les trois mêmes chanteurs tiennent les rôles des deux opérettes : Sandrine Buendia est Reinette puis Grittly, Pierre-Antoine Chaumien est Pierre puis Frantz, Armando Noguera est le père Mathieu puis Berthold. La pochette reproduit « Just in Tune » (1849) de William Sidney Mount.
Postérité :
Avec ces petites pièces des Bouffes-Parisiens, Offenbach lance un genre qu’il portera quelques années plus tard à son premier sommet avec Orphée aux Enfers, La Belle Hélène ou La Vie parisienne. Le 66 fait partie de ces œuvres de jeunesse peu jouées aujourd’hui, dont le disque de Willens propose une lecture récente.

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