Note personnelle : ,

Offenbach, Jacques — Geneviève de Brabant (1859)

Format :

  • Opéra bouffe en 3 actes et 9 tableaux dans sa version de 1867 (créé en 2 actes en 1859 ; version à grand spectacle en 5 actes en 1875).
  • Musique : Jacques Offenbach.
  • Livret : Louis-Adolphe Jaime et Étienne Tréfeu ; remaniement de 1867 par Hector-Jonathan Crémieux.
  • Langue : Français.

Création :

19 novembre 1859, au Théâtre des Bouffes-Parisiens (Paris), en deux actes ; la version en trois actes est donnée au Théâtre des Menus-Plaisirs le 26 décembre 1867.
Offenbach a quarante ans en 1859 et règne déjà sur la scène parisienne de l’opérette ; après les petites bouffonneries en un acte des débuts, il s’attaque ici à une œuvre de plus grande envergure, qui lui permet de parodier à la fois les grandes pages romantiques et le grand opéra. La refonte de 1867, qui ajoute notamment le célèbre « Duo des gendarmes », en fait l’un de ses grands succès.

Livret :

Le livret de Jaime et Tréfeu s’inspire de la légende médiévale de Geneviève de Brabant, épouse calomniée, abandonnée dans la forêt puis réhabilitée, que le théâtre populaire et l’imagerie du XIXe siècle avaient largement diffusée. Il en donne une version burlesque, où les chevaliers, les croisades et le merveilleux sont détournés avec une verve satirique ; le texte moque aussi le pouvoir et parodie la musique d’autres compositeurs (Mozart, Weber, Meyerbeer).

Intrigue :

  • Acte I : À Curaçao, le duc Sifroid, rentré de pèlerinage, souffre de n’avoir pas d’enfant ; une pâtisserie magique offerte par le boulanger Drogan, qui rêve de devenir le page de Geneviève, le guérit. Le conseiller Golo et le poète Narcisse lui font croire que son épouse et Drogan sont amants. Charles Martel convoque Sifroid à la croisade et celui-ci, avant de partir, condamne Geneviève.
  • Acte II : Geneviève et Drogan se réfugient dans la forêt. Golo y envoie des hommes d’armes pour la tuer, tandis que court la rumeur de la mort de Sifroid ; Drogan, déguisé en statue d’ermite, met les assassins en fuite et Geneviève feint la mort. Sifroid rencontre de son côté Isoline, masquée, qui se révèle être l’épouse abandonnée de Golo.
  • Acte III : Geneviève est retrouvée vivante. Alors que Golo réclame la couronne, Drogan le dénonce ; Sifroid est rétabli, Geneviève réhabilitée et Isoline jure de châtier son mari infidèle.

Enregistrement(s)

Offenbach — Geneviève de Brabant — Cariven, concert du 28 janvier 1956, Ina Musique(s)

Cariven — 1956

Format : Enregistrement radiophonique, réédition numérique (Ina Musique(s) / Mémoire vive)
Label : INA
Référence : non précisée sur la pochette
Année d’enregistrement : Concert du 28 janvier 1956 (RTF) ; lieu non précisé
Distribution :

  • Soprano : Denise Duval (rôle non précisé)
  • Ténor : Jean Giraudeau (rôle non précisé)
  • Deva Dassy (rôle non précisé, selon une source)
  • Michel Hamel (rôle non précisé, selon une source)
  • Robert Massard (rôle non précisé, selon une source)
  • André Balbon (rôle non précisé, selon une source)

Direction : Marcel Cariven
Orchestre : Orchestre Radio Lyrique et Chœurs de la RTF
Langue : Français

Particularité :
Ce concert radiophonique de janvier 1956 est dirigé par Marcel Cariven (1894-1979), chef très actif à la Radio française et spécialiste de l’opérette, qui a également gravé La Vie parisienne en 1956 et dirigera encore l’œuvre en 1970 (label Bourg). La pochette réunit Denise Duval, soprano associée au répertoire français, et le ténor Jean Giraudeau. La version musicale exacte donnée à l’antenne (nombre d’actes, coupures) n’est pas précisée sur la pochette.

Postérité :

Créée à Paris en 1859 puis reprise à Vienne et Berlin (1861), à New York (1868), à Londres (1871) et de nouveau à Paris, notamment aux Variétés en 1908, Geneviève de Brabant a connu un succès durable au XIXe siècle. Son « Duo des gendarmes » a connu une fortune particulière : l’adaptation anglaise de Farnie a servi de base à l’hymne des Marines américains. L’œuvre est aujourd’hui plus rare à la scène que les grands succès d’Offenbach, et les témoignages radiophoniques comme celui de 1956 comptent parmi les rares traces enregistrées de ce répertoire.

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