Format :
- Opera seria (Aminta, il re pastore) en trois actes.
- Musique : Antonio Maria Mazzoni (1717-1785).
- Livret : Pietro Metastasio, Il re pastore.
- Langue : italien.
Création :
11 juillet 1757, Bologne.
Mazzoni, né et mort à Bologne, élève de Luca Antonio Predieri et membre de l’Accademia Filarmonica (dont il fut cinq fois prince), est maître de chapelle à San Giovanni in Monte de 1751 à 1769 lorsque son Aminta voit le jour.
Livret :
Metastasio écrit Il re pastore en 1751, en s’inspirant de l’Aminta du Tasse ; le texte sera mis en musique par de nombreux compositeurs, dont Mozart (1775). Le drame oppose les exigences de l’amour à celles de la royauté.
Intrigue :
- Acte I : Alexandre le Grand, vainqueur du tyran de Sidon, cherche l’héritier légitime du trône et découvre en Aminta, humble berger, le descendant des rois. Il projette de le placer sur le trône et de l’unir à Tamiri, fille du tyran déchu, pour réconcilier les Sidoniens.
- Acte II : Aminta, amoureux d’Elisa, une bergère de condition noble, se déchire entre son amour et les devoirs de la couronne ; Agenore, de son côté, aime Tamiri, qui n’est pas indifférente à ses sentiments.
- Acte III : Devant la constance des amants, Alexandre renonce à sacrifier les sentiments à la raison d’État : Aminta épouse Elisa et reçoit la couronne, Tamiri revient à Agenore.
Enregistrement(s) :

Juan Bautista Otero — 2006
Format : 2 CD
Label : K617
Référence : K617 201/2
Année d’enregistrement : septembre 2006 (paru en 2007).
Distribution :
- Aminta : Anna Maria Panzarella, soprano
- Elisa : Delphine Gillot, soprano
- Tamiri : Céline Ricci, soprano
- Agenore : Marina Pardo, mezzo-soprano
- Alessandro : Leif Aruhn-Solén, ténor
Direction : Juan Bautista Otero
Orchestre : Real Compañía Ópera de Cámara (instruments d’époque)
Langue : italien
Particularité :
Intégrale de plus de deux heures publiée dans la collection d’opéras et de sérénades de l’entourage du castrat Farinelli que l’ensemble espagnol consacre à ce répertoire. Gramophone y a trouvé une exécution vive et accomplie, au jeu rythmique élastique de l’orchestre sur instruments d’époque et à la distribution globalement stylée.
Postérité :
Œuvre longtemps oubliée d’un compositeur bolonais aujourd’hui peu connu, Aminta doit sa redécouverte à ce disque de Juan Bautista Otero, que la critique a accueilli favorablement. Le livret de Metastasio, lui, a connu une longue fortune au XVIIIe siècle, jusqu’à la version de Mozart.

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