Format :
- Singspiel / opéra comique en deux actes, op. 10.
- Musique : Felix Mendelssohn (1809-1847).
- Livret : Friedrich Voigts (probablement pour l’essentiel), d’après un épisode du Don Quichotte de Cervantès.
- Langue : allemand.
Création :
29 avril 1827, Schauspielhaus, Berlin.
Mendelssohn commence l’œuvre à quinze ans, en 1824, et l’écrit d’abord pour une exécution familiale ; l’ouverture date de 1825. Seule œuvre lyrique du compositeur jouée publiquement de son vivant, elle fut accueillie avec des applaudissements nourris mais fut éreintée par la presse, et Gaspare Spontini lui reprocha un manque de grandes idées. Mendelssohn, contrarié, quitta la salle avant la fin du second acte et fit annuler les représentations suivantes : l’opéra ne fut donné qu’une fois.
Livret :
Le livret s’inspire de l’épisode des noces du riche Camacho dans Don Quichotte de Cervantès. Dans le roman, le pauvre Basilio simule un suicide pour obtenir la main de Quiteria, promise au fortuné Camacho, avec l’aide de Don Quichotte et de Sancho Panza.
Intrigue :
- Acte I : Le jeune Basilio, amoureux de Quiteria, cherche à empêcher le mariage de celle-ci avec le riche Camacho, que son père veut lui imposer. Don Quichotte et Sancho Panza assistent aux préparatifs des noces.
- Acte II : Après des péripéties, dont un suicide simulé de Basilio et l’intervention de Don Quichotte et de Sancho Panza, Basilio obtient la main de Quiteria ; le père de la jeune fille et Camacho acceptent leur union.
Enregistrement(s) :

Bernhard Klee — 1988
Format : 2 CD
Label : Koch Schwann (Musica Mundi)
Référence : CD 314 042 K2
Année d’enregistrement : 24-27 août et 17 et 26 septembre 1988, Jesus-Christus-Kirche, Berlin (en coproduction avec RIAS Berlin et la Deutsche Oper Berlin) ; paru en 1990.
Distribution :
- Quiteria : Regina Schudel, soprano
- Lucinda : Catherine Swanson, soprano
- Basilio : Clemens Bieber, ténor
- Vivaldo : Warren Mok, ténor
- Camacho : Volker Horn, ténor
- Carrasco : Ralf Lukas, baryton
- Sancho Panza : Josef Becker, basse
- Don Quixote : William Murray, basse
- Alkalde : Friedrich Molsberger, basse
Direction : Bernhard Klee
Orchestre : Radio-Symphonie-Orchester Berlin ; RIAS-Kammerchor (chef de chœur : Marcus Creed)
Langue : allemand (enregistrement intégral sans les dialogues parlés)
Particularité :
Enregistrement intégral, sans les dialogues, réalisé avec l’orchestre et le chœur de la radio berlinoise. Une version concurrente sur instruments d’époque, dirigée par Jos van Immerseel (Channel Classics), lui a été opposée par la critique, qui y apprécie la couleur et la clarté orchestrales.
Postérité :
Après l’échec de 1827, Die Hochzeit des Camacho disparaît du répertoire, et Mendelssohn ne portera plus d’opéra à la scène. Elle ne revient qu’au XXe siècle, avec une résurrection scénique à l’Oxford Playhouse en 1987, puis des enregistrements. La partition, nourrie des exemples de Weber et de Mozart, offre une invention élégante et gracieuse et son ouverture, qui fait entendre un motif de cuivres associé à Don Quichotte, reste jouée au concert.

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