Format :
- Drame lyrique en un acte (environ 64 minutes).
- Musique : Luigi Mancinelli
- Livret : Arturo Colautti, d’après l’épisode de Paolo et Francesca dans L’Enfer de Dante (chant V)
- Langue : italien
Création :
11 novembre 1907, Teatro Comunale, Bologne (saison d’automne).
Chef d’orchestre et compositeur né à Orvieto en 1848, Luigi Mancinelli a alors cinquante-neuf ans. L’accueil critique est mitigé, mais l’orchestration et l’écriture chorale sont saluées.
Livret :
Le journaliste et librettiste Arturo Colautti, auteur des livrets de Fedora et d’Adriana Lecouvreur, condense l’histoire de Francesca da Rimini en un seul acte, sans souci excessif d’exactitude historique, afin de préserver pour les deux amants la « purification idéale » qui leur est accordée pour l’éternité.
Intrigue :
- Acte unique : Au château des Malatesta à Rimini, en 1285, Paolo, dit « le Beau », rencontre sa belle-sœur Francesca, épouse de son frère Gianciotto, et les deux amants s’éprennent l’un de l’autre. Il Matto (le Fou) observe leur entretien secret et éveille les soupçons de Gianciotto. Paolo est envoyé en exil, puis les amants se retrouvent dans le jardin, où ils lisent ensemble l’histoire de Lancelot et Guenièvre ; ce récit les mène à un baiser. Gianciotto, qui les épie avec l’aide du Fou, les surprend et les tue tous deux, qui meurent main dans la main.
Enregistrement :

Marco Berdondini — 2013
Format : 1 CD (environ 64 minutes) ; réédité en téléchargement
Label : Bongiovanni
Référence : GB 2245-2
Année d’enregistrement : 9 avril 1999, Teatro Masini, Faenza.
Distribution :
- Francesca : Barbara De Maio, soprano
- Paolo : Donato Tota, ténor
- Gianciotto : Franco Vassallo, baryton
- Il Matto : Stefano Montanari
Direction : Marco Berdondini
Orchestre : Orchestra « Pro Arte » delle Marche
Chœur : Coro Lirico « Mezio Agostini » (Fano)
Langue : italien
Particularité :
Publié chez Bongiovanni dans sa série « Novità del passato », cet enregistrement de 1999 fait entendre un ouvrage longtemps oublié. La partition, d’une écriture symphonique influencée par Wagner et citant des ballades médiévales, évite le vérisme dominant chez les contemporains de Mancinelli.
Postérité :
Après des reprises dans plusieurs grandes villes italiennes au début du XXe siècle, l’œuvre tombe dans l’oubli jusqu’à de nouvelles productions en 2002.

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