Format :
- Opéra en trois parties (« un opéra en trois parties », les deux premières pouvant être données séparément) : La morte delle maschere, Sette canzoni, Orfeo ovvero L’ottava canzone.
- Musique : Gian Francesco Malipiero (1882-1973)
- Livret : Gian Francesco Malipiero
- Langue : italien
Création :
5 novembre 1925, Stadttheater de Düsseldorf (version allemande, direction Erik Orthmann), pour l’ensemble de l’œuvre.
Les trois parties ont été composées dans un ordre inverse à celui de la représentation : Sette canzoni en 1918-1919, Orfeo en 1919-1920, La morte delle maschere en 1922. Les Sette canzoni (Sept chansons) sont créées seules le 10 juillet 1920 à l’Opéra de Paris, sous la direction de Gabriel Grovlez, dans un scandale que provoque son écriture avant-gardiste, en rupture avec le vérisme ambiant. L’ouvrage complet est ensuite donné à La Fenice de Venise en 1936, puis au Teatro della Pergola de Florence en 1966, dans le cadre du Maggio Musicale Fiorentino.
Livret :
Malipiero a lui-même écrit le livret de cette œuvre, qu’il présentait comme un seul opéra en trois parties, chacune développant une forme théâtrale différente. Il y mêle la commedia dell’arte, une suite de scènes de la vie populaire italienne et une fable orphique.
Intrigue :
- Première partie, La morte delle maschere : Une troupe de commedia dell’arte est interrompue par un personnage masqué, qui enferme les comédiens et se révèle être Orphée ; il introduit sept nouveaux personnages, représentant l’expérience humaine authentique.
- Deuxième partie, Sette canzoni : Sept petits opéras indépendants, inspirés d’observations de Malipiero, dépeignent la vie urbaine et rurale italienne : vagabonds, ivrogne, sonneur de cloches, sérénade, etc.
- Troisième partie, Orfeo (ovvero L’ottava canzone) : Un public aristocratique regarde un spectacle de marionnettes consacré à Néron ; Orphée apparaît et finit par emmener la reine, fascinée.
Enregistrement :

Hermann Scherchen — 1966
Format : 2 CD, mono
Label : Tahra
Référence : TAH 190-191
Année d’enregistrement : 7 juin 1966, Teatro della Pergola, Florence (enregistrement live de la RAI, XXIXe Maggio Musicale Fiorentino) ; publié en 1996.
Distribution :
- La madre (Sette canzoni) : Magda Olivero, soprano
- Autres rôles : notamment Renato Capecchi, baryton (la distribution complète figure sur l’affiche reproduite en couverture)
Direction : Hermann Scherchen
Mise en scène : Gianfranco De Bosio
Orchestre : Orchestre, chœur et corps de ballet du Maggio Musicale Fiorentino (chef des chœurs : Adolfo Fanfani)
Langue : italien
Particularité :
Première parution mondiale de cet enregistrement (« World Premiere Recording »), seule version intégrale de l’œuvre au disque. Le coffret comprend en complément un entretien avec Magda Olivero et un entretien avec Gianfranco De Bosio. Scherchen meurt quelques jours après ce concert, des suites d’une chute survenue en dirigeant : c’est sa dernière œuvre lyrique. La bande, conservée dans les archives de Florence, a été confiée à sa fille Myriam.
Postérité :
Œuvre iconoclaste, « un opéra qui voulait révolutionner l’opéra », L’Orfeide n’a connu que de rares reprises complètes après sa création allemande de 1925 : Venise en 1936, puis Florence en 1966. Elle demeure l’un des ouvrages les plus originaux de Malipiero, dont la scène brise avec les conventions du vérisme.

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