Note personnelle : ,

Leo, Leonardo — L’Alidoro (1740)

Format :

  • Commedia per musica en trois actes.
  • Musique : Leonardo Leo (1694-1744).
  • Livret : Gennarantonio Federico.
  • Langue : italien (toscan) et napolitain.

Création :

Été 1740, Teatro dei Fiorentini, Naples.
Leo, alors au sommet de sa carrière et maître de chapelle à la cour, donne ici l’une de ses dernières comédies napolitaines, un an après le succès d’Amor vuol sofferenza (1739). L’œuvre est demeurée oubliée pendant plus de deux siècles : sa partition, redécouverte avec celles de trois autres opéras de Leo, n’a été rejouée qu’en février 2008 au Teatro Valli de Reggio Emilia, puis au Teatro Mercadante de Naples.

Livret :

Le livret est de Gennarantonio Federico, poète napolitain auteur de nombreuses comédies mises en musique par Pergolesi (Lo frate ‘nnamorato, La serva padrona) et par Leo. Il mêle deux ressorts classiques du théâtre comique, le déguisement qui facilite la conquête amoureuse et la reconnaissance qui rétablit l’identité perdue, dans un jeu de sept personnages où les nobles s’expriment en italien, avec une certaine gravité d’opera seria, tandis que les personnages populaires et les bourgeois parvenus parlent le dialecte napolitain.

Intrigue :

  • Acte I : dans une auberge, Faustina se lamente auprès de Luigi, qu’elle aime ; il se fait passer pour Ascanio, serviteur du vieux Giangrazio, et courtise en réalité Faustina, tandis que sa sœur Elisa s’éprend de lui. Don Marcello, fils de Giangrazio et fat prétentieux, poursuit de ses assiduités la belle aubergiste Zeza, que son valet Meo aime lui aussi. Giangrazio, qui veut marier son fils à Faustina, tente de le remettre dans le droit chemin ; les jalousies et les malentendus s’enchaînent jusqu’à une confusion générale.
  • Acte II : Don Marcello, éconduit, tente de séduire Zeza à coups de pièces d’or et de fausses menaces, sous le regard jaloux de Meo. Luigi, chargé par Giangrazio d’amadouer la jeune femme, s’emploie en réalité à servir ses propres desseins ; les faux-semblants, les fâcheries et les réconciliations se succèdent.
  • Acte III : Zeza chasse Don Marcello et Giangrazio de son auberge, puis une bagarre éclate entre Meo, Luigi et Don Marcello ; Meo et Zeza se réconcilient. Le dénouement est celui de la reconnaissance : une marque à l’épaule, deux ailes dorées, révèle que Luigi est Alidoro, fils perdu de Giangrazio et frère de Don Marcello, recueilli enfant sur une plage par un gentilhomme génois. Faustina lui est accordée, Zeza épouse Meo, et Don Marcello, corrigé, s’apprête à changer de vie dans la joie générale.

Enregistrement(s) :

Antonio Florio — 2008

Format : 2 CD (enregistrement live ; également publié en 2 DVD)
Label : Dynamic
Référence : CDS 5881/2 (DVD : 33588)
Année d’enregistrement : 2008, Teatro Municipale Romolo Valli, Reggio Emilia (représentations des 10-12 février).
Distribution :

  • Faustina : Maria Grazia Schiavo
  • Elisa : Francesca Russo Ermolli
  • Zeza : Valentina Varriale
  • Luigi (Alidoro) : Maria Ercolano
  • Don Marcello : Giuseppe De Vittorio
  • Giangrazio : Filippo Morace
  • Meo : Gianpiero Ruggeri

Direction : Antonio Florio
Orchestre : Orchestra Barocca Cappella della Pietà de’ Turchini
Langue : italien / napolitain

Particularité :

Premier enregistrement mondial de cette comédie de Leo, capté sur le vif à l’occasion de sa reprise scénique moderne dans une mise en scène d’Arturo Cirillo (édition critique de Roberto Scoccimarro). Florio et son ensemble napolitain, spécialistes du répertoire, ont été salués pour la vitalité de l’exécution ; l’enregistrement a reçu un Diapason d’or.

Postérité :

Longtemps éclipsée par Amor vuol sofferenza, la seule comédie de Leo restée un peu connue, L’Alidoro a été rendue à la scène et au disque par la résurrection de 2008, qui la replace dans la riche tradition de l’opéra bouffe napolitain de la fin des années 1730 et du début des années 1740, entre Pergolesi et Logroscino.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *