Note personnelle : ,

Haydn, Michael — Der Traum (1767)

Format :

  • Pantomime avec airs et chœurs, en deux actes.
  • Musique : Michael Haydn (1737-1806).
  • Livret : attribué au père bénédictin Florian Reichssiegel.
  • Langue : mime et narration en allemand ; airs en italien, en latin et en langue imaginaire « turque ».

Création :

1767 (date retenue par plusieurs sources, une autre citant une représentation du 25 février 1765 ; les sources divergent), théâtre de l’université bénédictine de Salzburg.
La pièce est l’une des premières œuvres scéniques de Michael Haydn après son installation à Salzburg en 1763. Elle servait de comédie finale, après une tragédie latine, aux fêtes de fin d’année scolaire de l’université ; elle était jouée par des élèves et jeunes diplômés de la classe de poésie, sous le prince-archevêque Sigismund von Schrattenbach.

Livret :

Le livret, selon une source, est du père Florian Reichssiegel, bénédictin. Il mêle commedia dell’arte, théâtre ambulant et goût rococo pour la pastorale, autour du héros populaire Hanswurst et des figures d’Arlequin, Pantalon, Scaramouche et Pierrot.

Intrigue :

  • Acte I : Hanswurst s’enfuit ; les personnages se changent en fantômes. Un château en ruine devient lieu d’exécution où une reine est décapitée, puis son corps se métamorphose en petite princesse qui s’éprend du bourreau et chante un air italien. Vitzliputzli, chef « exotique » et sauvage, paraît avec une armée de Turcs et chante un air turc ; une bataille sanglante s’ensuit, suivie d’une défaite et de la fuite. L’acte s’achève sur la campagne militaire de Hanswurst.
  • Acte II : Arlequin se sert de sa contrebasse comme d’une échelle, Hanswurst enferme Pantalon dans un luth et Scaramouche reste prisonnier de la contrebasse. La maison de Pantalon devient une ferme ; Pierrot, mis en pièces, se recompose et revit. Sa chambre se change en cabane de bergers où Damon et Amarilis chantent un duo sur la tranquillité champêtre. Deux magiciens redeviennent Arlequin et Hanswurst, un troisième se transforme en Mercure qui chante un air en latin ; la montagne devient jardin et la pantomime s’achève par une danse.

Enregistrements :

Wolfgang Brunner — 2002

Format : 1 CD (54’11 »), enregistrement complet.
Label : cpo.
Référence : 999 823-2.
Année d’enregistrement : 2-4 février 2001, Grosse Aula Academica de l’Université de Salzburg ; parution en 2002.
Distribution :

  • Narrateur : Georg Schuchter, récitant
  • Christiane Boesiger, soprano
  • Markus Forster, alto (acte II seulement)
  • Robert Holl, basse

Direction : Wolfgang Brunner.
Orchestre : Salzburger Hofmusik.
Langue : allemand, italien, latin.

Particularité :

Enregistrement intégral en 31 plages (12 pour l’acte I, 19 pour l’acte II), enregistré dans le lieu même de l’université de Salzburg. Les sources consultées ne précisent pas quel rôle chante chacun des trois chanteurs (par exemple la princesse, Vitzliputzli, Damon, Amarilis ou Mercure) ; l’attribution n’est donc pas donnée ici. Cette version, qui présente l’œuvre comme un spectacle musical avec récitant, fait suite à l’enregistrement de l’ORF Salzbourg dirigé par Ernst Hinreiner (Schwann, LP, 1978).

Postérité :

La pantomime a été redonnée en septembre 2020 en version semi-scénique au château de Petronell-Carnuntum, dans le cadre du festival « Erlebnis Haydn » de la Haydnregion Niederösterreich, par le Czech Ensemble Baroque, avec une chorégraphie et mise en scène de Radim Vizvary ; la représentation a été enregistrée par l’ORF Niederösterreich pour la radio. Elle illustre le goût des pantomimes en usage à l’université de Salzburg et la veine « turque » de l’époque, avec un air en langue inventée accompagné de timbales, tambours et cymbales à la manière de l’« Alla Turca » de Mozart.

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