Format :
- Opérette en trois actes.
- Musique : Reynaldo Hahn
- Livret : Robert de Flers et Francis de Croisset
- Langue : français
Création :
7 avril 1923, Théâtre des Variétés, Paris.
Créée sous la direction de Paul Letombe, avec Edmée Favart (Ciboulette), Henry Defreyn (Antonin), Jean Périer (Duparquet) et Jeanne Pierrat (Zénobie). Succès immédiat à Paris, l’ouvrage est repris au Théâtre Marigny (1926), à la Gaîté-Lyrique (1931) puis en 1935.
Livret :
Robert de Flers et Francis de Croisset, qui succède à Gaston Arman de Caillavet comme partenaire de Flers, signent une comédie sentimentale aux tons pastel plutôt que la farce burlesque de leurs précédents ouvrages. Le personnage de Duparquet, ancien bohème nostalgique, évoque le Rodolphe de Murger et de La Bohème.
Intrigue :
- Acte I : Dans une taverne des Halles, en 1867, le jeune vicomte Antonin de Mourmelon cède sa maîtresse Zénobie au capitaine Roger, à condition que celui-ci paie ses dettes. Le contrôleur Duparquet se lie d’amitié avec lui. Ciboulette, jeune maraîchère à qui une diseuse de bonne aventure a prédit qu’elle trouverait son mari sous un chou, reçoit d’Antonin et de Duparquet cinq cents francs, puis Antonin s’endort dans sa charrette.
- Acte II : À Aubervilliers, pour les vingt et un ans de Ciboulette, son oncle et sa tante lui ont préparé huit prétendants. Antonin sort de la charrette ; Duparquet imagine une ruse où il se fait passer pour le nouveau régisseur de la ferme. Roger et Zénobie arrivent ; Ciboulette jette de la farine sur la tête de Zénobie, ce qui provoque la jalousie et une querelle avec Antonin. Duparquet confie à Ciboulette l’amour perdu de sa jeunesse et l’encourage.
- Acte III : Quelques semaines plus tard, à Paris, Ciboulette est devenue une cantatrice espagnole, « Conchita Ciboulero », et chante à la soirée du compositeur Olivier Métra. Duparquet et Métra lui font remettre dans un tambourin un message d’Antonin ; celui-ci, croyant l’avoir perdue, songe à mourir. Elle se fait reconnaître et les amoureux sont réunis.
Enregistrements :

Cyril Diederich — 1981
Format : LP puis CD, avec dialogues parlés
Label : Erato / EMI (réédité par Warner Classics)
Référence : non précisée
Année d’enregistrement : 1981 (publié en 1983, réédité en 2009)
Distribution :
- Ciboulette : Mady Mesplé, soprano
- Duparquet : José van Dam, baryton
- Antonin : Nicolai Gedda, ténor
- Zénobie, La Comtesse de Castiglione : Colette Alliot-Lugaz, soprano
- Roger : François Le Roux, baryton
- Mère Pingret : Laurence Badie, mezzo-soprano
- Auguste : Marcel Quillévéré, ténor
- Jean-Christophe Benoit, baryton (rôle non précisé)
Direction : Cyril Diederich
Orchestre : Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Ensemble choral Jean Laforge
Langue : français
Particularité :
Réunion d’un plateau prestigieux autour de Mady Mesplé, Nicolai Gedda et José van Dam dans une opérette fine et nostalgique du Paris de 1867, avec les dialogues parlés conservés.
Postérité :
Ciboulette est restée populaire en France mais n’a guère rencontré d’écho à l’étranger. Elle a été reprise à l’Opéra-Comique en 1953 et 1975, a inspiré un film de Claude Autant-Lara (1933) et a été remontée à l’Opéra-Comique en 2013 (mise en scène de Michel Fau, direction de Laurence Equilbey). Le couplet de Duparquet « C’est tout ce qui me reste d’elle » en est l’un des sommets.

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