Note personnelle : ,

Fall, Leo — Der liebe Augustin (1912)

Format :

  • Opérette (Operette) en trois actes.
  • Musique : Leo Fall.
  • Livret : Rudolf Bernauer et Ernst Welisch.
  • Langue : allemand.

Création :

3 février 1912, au Neues Theater de Berlin.
Leo Fall a trente-neuf ans. Il est alors, avec Lehár, Oscar Straus et Kálmán, l’un des grands noms de l’opérette de l’« âge d’argent », fort de succès comme Der fidele Bauer, Die Dollarprinzessin ou Die geschiedene Frau. Pour Der liebe Augustin, il reprend et remanie en grande partie la partition de son opérette Der Rebell (1905), échec de ses débuts de compositeur d’opérette : l’ouvrage donne ainsi une seconde vie à cette musique, dans un style plus abouti, avec des valses, des marches et des ensembles brillants.

Livret :

Le livret est dû à Rudolf Bernauer et Ernst Welisch, deux auteurs berlinois et viennois très actifs dans l’opérette du début du siècle. Malgré son titre, l’œuvre n’a presque rien à voir avec le célèbre chanteur de rue viennois du XVIIe siècle, Marx Augustin, et la chanson « O du lieber Augustin » n’y est pas chantée : Augustin est ici le prénom d’un jeune professeur de piano, dans une fable de cour à l’allure de conte, au sein d’une principauté imaginaire, la Thessalie, où les conventions de l’opérette sont mises en jeu avec ironie.

Intrigue :

  • Acte I : Dans le petit État imaginaire de Thessalie, ruiné par le régent Bogumil qui dépense sans compter, un huissier fait saisir les biens du jeune pianiste Augustin Hofer, professeur de musique de la princesse Helene, jusqu’à son piano. Augustin est fiancé à Anna, la fille de l’intendant du château, qui ne veut plus rien savoir de lui, tandis que son attirance pour son élève Helene grandit. Pour sauver les finances du pays, la princesse doit épouser un prince fortuné ; l’arrivée du prétendant est saluée par une marche d’entrée.
  • Acte II : La cour reçoit le futur époux et organise de grandes réjouissances (le finale comporte un défilé) ; Helene, qui supporte mal le cérémonial, se sent de plus en plus attirée par son professeur, tandis qu’Anna, qui adore l’étiquette, se rapproche du prince protocolaire. Les intrigues du régent contre le premier ministre, Gjuro, ne se passent pas comme prévu.
  • Acte III : Après divers rebondissements, les couples se recomposent selon les inclinations de chacun : la princesse peut enfin épouser Augustin, et Anna le prince, dans un dénouement festif qui fait le tour des conventions du genre.

Enregistrement(s)

Leo Fall – Der liebe Augustin – Franz Marszalek (Traumland der Operette)

Franz Marszalek — 1950

Format : CD (2 disques ; enregistrement radiophonique mono ; en complément : extraits de Der süße Kavalier)
Label : Membran (collection « Traumland der Operette »)
Référence : 232994
Année d’enregistrement : 1950, Nordwestdeutscher Rundfunk (NWDR), Cologne
Distribution :

  • Brigitte Mira
  • Anny Schlemm
  • Franz Fehringer
  • Willy Schneider
  • Paul Bürks
  • Otto Dauer
  • Philipp Gehly
  • Ursula Kerp
  • Gitta Lind
  • Gisela Mattishent
  • Wilhelm Pilgram
  • Otto Ströhlin
  • Rudolf Therkatz
  • Udo Vietz
  • Charly Wimmer
  • Ruth Zillger

(Les sources consultées ne précisent pas la répartition des rôles.)
Direction : Franz Marszalek
Orchestre : Orchestre du NWDR de Cologne ; Chœur de la radio de Cologne (WDR Rundfunkchor Köln)
Langue : allemand

Particularité :
Version quasi intégrale (plus de deux heures, dialogues parlés compris) captée en 1950 par la radio de Cologne sous la direction de Franz Marszalek, chef très actif dans l’opérette radiophonique de l’après-guerre. Cet enregistrement mono, avec des artistes de la scène et de la radio allemandes de l’époque (dont Brigitte Mira, future vedette de la scène berlinoise, Anny Schlemm et Willy Schneider), conserve le charme des grandes productions radiophoniques de l’époque. Le disque Membran propose en complément une sélection de Der süße Kavalier, autre opérette de Fall (1923), qui permet de découvrir l’autre visage du compositeur. Le site Klassika recommande cette version de 1950, parue aussi sur le label Documents.

Postérité :

Lancée à Berlin en 1912, l’œuvre fit rapidement le tour des scènes : une adaptation anglaise, Princess Caprice, donnée au Shaftesbury Theatre de Londres à partir du 11 mai 1912 (Robert Courtneidge à la production, Cicely Courtneidge et Harry Welchman en tête), y connut 265 représentations jusqu’en janvier 1913, avec quatre nouveaux numéros de Fall composés après la première. La critique londonienne jugea la partition tantôt un peu « appliquée », tantôt trop exigeante pour les interprètes. Aujourd’hui, Der liebe Augustin reste une opérette peu jouée, mais encore représentée de temps à autre (notamment au Gerhart Hauptmann Theater de Görlitz-Zittau). Parmi ses numéros, « Und der Himmel hängt voller Geigen » figure au programme de l’enregistrement de 1950.

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