Note personnelle : ,

Dvořák, Antonín — Čert a Káča (1899)

Format Opéra comique féerique en 3 actes (Op. 112, B. 201).

  • Musique : Antonín Dvořák.

  • Livret : Adolf Wenig (d’après un conte populaire tchèque adapté par Božena Němcová ou Joseph Kajetán Tyl).

  • Langue : Tchèque.

Création

  • Composition : Composé de novembre 1898 à février 1899.

  • Création scénique : 23 novembre 1899 au Théâtre national de Prague (sous la direction de Adolf Čech).

Livret Puisé dans le folklore tchèque, le livret met en scène Catherine (Káča), une jeune fille de village au caractère bavard et opiniâtre que personne ne veut faire danser, et Jirka, un berger astucieux. L’intrigue traite de la punition des seigneurs oppresseurs et du sauvetage des âmes grâce à l’esprit populaire.

Intrigue

  • Acte I : Dans une auberge de village, Káča se désole de ne trouver aucun partenaire de danse. En colère, elle déclare qu’elle danserait même avec le Diable. Marbuel, un diable déguisé en chasseur, apparaît et l’invite à danser. Séduite par ses promesses d’un château magnifique, Káča accepte de le suivre et disparaît avec lui dans un gouffre menant aux Enfers. Le berger Jirka, licencié par le régisseur de la Princesse, décide de descendre aux Enfers pour la sauver.

  • Acte II : En Enfer, Lucifer et ses démons attendent l’arrivée de la Princesse tyrannique. Marbuel déboule à bout de forces, accablé par Káča qui s’est accrochée à son cou et ne cesse de le harceler de reproches et de babillages. Jirka arrive et propose de libérer Marbuel de Káča contre de l’or. Jirka ruse en faisant croire à Káča qu’une musique de danse l’attend dehors. Marbuel et Jirka passent un accord : Marbuel fera semblant d’emporter le régisseur oppresseur pour que Jirka s’interpose et gagne une récompense.

  • Acte III : Dans le château de la Princesse, cette dernière regrette sa cruauté envers ses sujets et redoute d’être emportée en Enfer. Jirka accepte de la sauver à condition qu’elle abolisse la corvée. Lorsque Marbuel apparaît pour saisir la Princesse, Jirka l’avertit que Káča arrive pour le rattraper. Épouvanté à l’idée de revoir Káča, le diable s’enfuit à toute vitesse par la fenêtre. La Princesse abolit la corvée, nomme Jirka premier ministre et offre à Káča une maison pour qu’elle puisse enfin trouver un mari.

Enregistrement(s)

Zdeněk Chalabala — 1960 (Réédition Supraphon)

  • Format : 2 CD

  • Label : Supraphon (Réf. SU 3887-2 / SU 11 1807-2)

  • Année d’enregistrement : Enregistré en 1960 au Studio Domovina à Prague

  • Distribution :

    • Káča (Kate) : Ludmila Komancová (mezzo-soprano)

    • Marbuel (le Diable) : Přemysl Kočí (baryton)

    • Jirka (le berger) : Lubomír Havlák (ténor)

    • La Princesse : Marie Steinerová (soprano)

    • Lucifer : Rudolf Asmus (basse)

    • La mère de Káča : Věra Ježková (mezzo-soprano)

    • Le Régisseur (Mlynář / Intendant) : Jaroslav Horáček (basse)

    • Le Garde (Portier) : Karel Berman (basse)

    • Un Musicien : Jan Soumar (baryton)

  • Direction : Zdeněk Chalabala

  • Orchestre : Orchestre du Théâtre national de Prague (Prague National Theatre Orchestra)

  • Chœur : Chœur du Théâtre national de Prague (Prague National Theatre Chorus, dir. Milan Malý)

  • Langue : Tchèque

  • Particularité : Version historique incontournable, réputée pour sa verve théâtrale et la direction colorée de Zdeněk Chalabala.

Gerd Albrecht — 2003 / 2008 (Orfeo / WDR)

  • Format : 2 CD / Coffret (Réf. C 647 082 I)

  • Label : Orfeo (WDR / The Cologne Broadcasts)

  • Année d’enregistrement : Enregistré en concert/studio au Philharmonie de Cologne en novembre 2003

  • Distribution :

    • Káča : Michelle Breedt (mezzo-soprano)

    • Jirka : Peter Straka (ténor)

    • Marbuel : Peter Mikuláš (basse)

    • La Princesse : Olga Romanko (soprano)

    • Lucifer : Arutjun Kotchinian (basse)

    • Le Régisseur / Burgrave : Carsten Sabrowski (basse)

    • La mère de Káča : Brigitte Lindner (soprano)

  • Direction : Gerd Albrecht

  • Orchestre : Orchestre symphonique de la WDR de Cologne (WDR Sinfonieorchester Köln)

  • Chœur : Chœur de la WDR de Cologne et Chœur de chambre de Prague (Prager Kammerchor)

  • Langue : Tchèque

Postérité Čert a Káča se distingue dans la production de Dvořák par l’absence d’intrigue amoureuse conventionnelle (Káča et Jirka ne forment pas un couple romantique) et par l’utilisation de thèmes dansés folkloriques (polka, valse) mêlés à un usage virtuose des leitmotifs. L’opéra demeure extrêmement populaire en République tchèque et constitue un des rares opéras comiques tchèques à succès aux côtés de La Fiancée vendue de Smetana.

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