Format Grand opéra historique en 4 actes (Op. 64, B. 127 / B. 186).
-
Musique : Antonín Dvořák.
-
Livret : Marie Červinková-Riegrová (inspiré de la pièce tragique inachevée Demetrius de Friedrich Schiller et de drames de Mikuláš Neustrojev).
-
Langue : Tchèque.
Création
-
Composition : Composé de mai 1881 à septembre 1882 (largement révisé par la suite, notamment en 1894-1895).
-
Création scénique : 8 octobre 1882 au Théâtre nouveau (Nové české divadlo) de Prague, sous la direction de Mořic Anger.
Livret L’opéra fait suite directe aux événements du Boris Godounov de Moussorgski. Il s’intéresse à la figure historique du Faux Dimitri (Dimitrij) durant le « Temps des Troubles » russe au début du XVIIᵉ siècle, pris dans les étaux politiques entre la faction russe et les nobles polonais, tout en étant partagé amoureusement.
Intrigue
-
Acte I : À Moscou, le peuple se déchire entre les partisans des Godounov et ceux de Dimitrij, prétendant être le fils d’Ivan le Terrible. Marfa, la veuve d’Ivan, reconnaît publiquement Dimitrij comme son fils (pour venger sa famille massacrée par Godounov, tout en sachant la fausseté de cette filiation). Dimitrij entre en triomphateur dans la ville avec son épouse polonaise, la fière et ambitieuse Marina Mniszech.
-
Acte II : Dimitrij s’éprend de Xenia, la fille du défunt Tsar Boris Godounov, qu’il protège contre la brutalité des mercenaires polonais. Marina surprend leur intimité et reproche violemment à Dimitrij de trahir la cause polonaise et son statut. En parallèle, Shuisky mène un complot boyard contre l’imposteur polonais, mais son attentat échoue et il est condamné à mort.
-
Acte III : Près du palais du Kremlin, Dimitrij gracie Shuisky. Xenia, effondrée d’apprendre que son protecteur est marié à Marina, décide de se retirer dans un couvent. Marina révèle à Dimitrij la vérité sur ses origines : il n’est qu’un paysan instrumentalisé. Dimitrij rejette la tutelle polonaise et affirme vouloir régner pour le seul peuple russe.
-
Acte IV : Xenia est assassinée par les séides de Marina. Shuisky accuse publiquement Dimitrij de n’être qu’un imposteur et somme Marfa de prêter serment sur la Bible pour confirmer l’identité de son fils. Comprenant le piège et voulant épargner un parjure à la veuve de l’Empereur, Dimitrij s’interpose juste avant qu’elle ne jure. Shuisky abat alors Dimitrij d’un coup de feu.
Enregistrement(s)

Gerd Albrecht — 1989 (Supraphon)
-
Format : 3 CD / Coffret
-
Label : Supraphon (Réf. 11 1259-2 / SU 3823-2)
-
Année d’enregistrement : Enregistré en studio au Rudolfinum (Prague) en décembre 1989
-
Distribution :
-
Dimitrij Ivanovič : Leo Marian Vodička (ténor)
-
Marfa Ivanovna : Drahomíra Drobková (mezzo-soprano)
-
Marina Mniszech : Magdalena Hajóssyová (soprano)
-
Xenia Borisovna : Livia Ághová (soprano)
-
Vasilij Ivanovič Šujskij (Shuisky) : Ivan Kusnjer (baryton)
-
Jevstignej (Iov) / Patriarche : Peter Mikuláš (basse)
-
Basmanov : Luděk Vele (basse)
-
Kจับčuto (Kaczynski) / Neborský : Zdeněk Harvánek (basse)
-
-
Direction : Gerd Albrecht
-
Orchestre : Orchestre philharmonique tchèque (Czech Philharmonic Orchestra)
-
Chœur : Chœur philharmonique tchèque (Czech Philharmonic Choir) et Chœur de la Radio de Prague (Prague Radio Choir)
-
Langue : Tchèque
-
Particularité : Premier enregistrement mondial de l’œuvre dans son intégrale complète (First Complete Recording), combinant les meilleures options des révisions de 1882 et 1894.
Postérité Dimitrij représente le chef-d’œuvre de Dvořák dans le domaine du Grand Opéra à la française (grandes scènes de foule, duos dramatiques intenses, ballets et finales majestueux). Bien que moins joué à l’international que Rusalka, il s’agit de l’un de ses opéras les plus accomplis sur le plan dramatique et orchestral.

Laisser un commentaire