Format :
- Farsa (opéra-comique) en un acte.
- Musique : Gaetano Donizetti
- Livret : Giulio Genoino
- Langue : Italien
Création :
29 juin 1822, Teatro Nuovo, Naples.
Donizetti compose cette farce en un acte dans l’urgence : engagé en mai 1822 par l’imprésario Domenico Barbaja, il livre la partition en six semaines à peine. La création, gâchée en partie par l’inexpérience d’une jeune chanteuse de la troupe, n’en obtient pas moins une vingtaine de représentations, et la critique salue particulièrement le quatuor de l’ouvrage, jugé supérieur aux cabalettes convenues et à la symétrie mécanique des motifs alors en usage.
Livret :
Giulio Genoino, ancien moine devenu censeur officiel du royaume des Deux-Siciles, tire son livret de Mélite, ou Les fausses lettres de Pierre Corneille (1630), qu’il transpose en une farce galante située en France au XVIIe siècle.
Intrigue :
- Acte unique : La comtesse Rosina et le capitaine Filinto s’apprêtent à se marier. Melita, éprise en secret de Filinto, rédige une lettre anonyme prétendant que le capitaine est déjà marié ailleurs, et parvient d’abord à en faire accuser injustement Lauretta, la servante de Rosina. L’enquête finit par établir la fausseté de la lettre : Melita se repent et avoue sa manœuvre, et les préparatifs du mariage de Rosina et Filinto peuvent reprendre.
Enregistrement(s) :

Franco Caracciolo — 1972
Format : 1 CD
Label : On Stage (ADD, stereo, enregistrement historique en public)
Référence : 4702
Année d’enregistrement : 19 décembre 1972, Naples (représentation publique).
Distribution :
- Rosina : Benedetta Pecchioli, soprano
- Filinto : Pietro Bottazzo, ténor
- Melita : Carla Virgili, soprano
- Lauretta : Rosa Laghezza, soprano
- Don Macario : Rolando Panerai, baryton
- Giliberto : Franco Ventriglia, basse
- Flagiolet : Carlo Zardo, baryton
Direction : Franco Caracciolo
Orchestre : Orchestre Alessandro Scarlatti de Naples, Chœur Amici della Polifonia
Langue : Italien
Particularité :
Captation d’une représentation publique napolitaine du 19 décembre 1972, ce document reste l’un des rares témoignages sonores de cette farce tombée dans l’oubli après sa création. La distribution réunit une génération de chanteurs italiens rompus au répertoire bouffe, avec en tête d’affiche le baryton Rolando Panerai, alors au sommet de sa carrière internationale, aux côtés du ténor Pietro Bottazzo et de la soprano Benedetta Pecchioli.
Postérité :
Éclipsée dès le XIXe siècle par les grands succès ultérieurs de Donizetti, La lettera anonima est restée l’une des farces les plus rares de son catalogue napolitain, quasiment absente des scènes après sa création. Sa survie discographique tient largement à des captations occasionnelles comme celle-ci, issues du mouvement de redécouverte du Donizetti bouffe mené par quelques interprètes et labels spécialisés dans les raretés lyriques à partir des années 1970.

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