Format :
- Opéra en 3 actes, avec prologue et épilogue.
- Musique : Frederick Delius.
- Livret : Charles Francis Keary, d’après en partie The Grandissimes de George Washington Cable (1880) et en partie l’expérience de Delius en Floride.
- Langue : anglais (création en traduction allemande).
Création :
Mars 1904, au Stadttheater d’Elberfeld (Allemagne), en allemand dans la traduction de Jelka Delius, sous la direction de Fritz Cassirer.
Composé en 1896-1897, Koanga est le troisième opéra de Delius, après Irmelin et The Magic Fountain. Une exécution privée avait eu lieu en mars 1899 à Paris, chez Adela Maddison. La partition porte l’influence de Wagner et de Verdi et s’appuie largement sur la musique afro-américaine. La première britannique intégrale n’eut lieu qu’en 1935, à Covent Garden, sous la direction de Thomas Beecham.
Livret :
Charles Francis Keary s’inspire en partie de The Grandissimes, roman de la vie créole de George Washington Cable, en partie de l’expérience de Delius qui avait dirigé une orangeraie familiale en Floride. L’action se déroule dans une plantation du Mississippi, en Louisiane, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le texte original a été révisé plus tard par Douglas Craig et Andrew Page.
Intrigue :
- Prologue : À la demande des filles des planteurs, le vieil Oncle Joe raconte l’histoire de Koanga et de Palmyra.
- Acte I : Palmyra, la servante de Clotilda, repousse les avances du contremaître Simon Perez. Don José Martinez achète Koanga, prince africain capturé, et espère que Palmyra l’aidera à lui faire accepter l’esclavage. Koanga et Palmyra tombent amoureux, ce qui irrite Perez et consterne Clotilda, dont Palmyra est la demi-sœur.
- Acte II : Alors que le mariage se prépare, Perez révèle à Palmyra le secret de sa naissance, mais elle maintient sa volonté d’épouser Koanga. Perez l’enlève pendant la cérémonie. Koanga vainc Martinez en combat et s’enfuit dans le marais, où il répand la maladie sur la plantation par la magie.
- Acte III : Une vision des souffrances de Palmyra ramène Koanga ; il découvre Perez qui tente de l’étreindre et le tue. Capturé, il est exécuté. Palmyra pleure Koanga, puis se donne la mort.
- Épilogue : Le soleil se lève et les filles des planteurs répondent au récit d’Oncle Joe.
Enregistrement(s)

Charles Groves — 1973
Format : 2 CD (réédition de 2003, couplée avec The Song of the High Hills)
Label : EMI Classics (collection « British Composers »)
Référence : 585 142 2 (réédition de 2003)
Année d’enregistrement : 19-26 septembre 1973, Kingsway Hall, Londres
Distribution :
- Koanga (baryton) : Eugene Holmes
- Palmyra (soprano) : Claudia Lindsey
- Simon Perez (ténor) : Keith Erwen
- Clotilda (contralto) : Jean Allister
- Don José Martinez, Rangwan (basses ; attribution non précisée) : Raimund Herincx, Simon Estes
Direction : Sir Charles Groves
Orchestre : London Symphony Orchestra ; John Alldis Choir
Langue : anglais
Particularité :
Premier enregistrement commercial intégral de l’ouvrage, réalisé après la reprise du Camden Festival à Sadler’s Wells en 1972 sous la même direction. La réédition de 2003 est couplée avec The Song of the High Hills, enregistrée à Liverpool avec le Royal Liverpool Philharmonic Choir and Orchestra.
Postérité :
Delius jugeait Koanga supérieur à ses opéras précédents, notamment pour ses scènes de danse et son écriture chorale ; l’ouvrage passe pour le premier opéra de la tradition européenne à fonder une grande part de sa matière mélodique sur la musique afro-américaine. Seule la célèbre « La Calinda » est restée familière au concert. Après Beecham en 1935, l’ouvrage fut notamment donné à Washington en 1970 (première production américaine d’un opéra de Delius), à Sadler’s Wells en 1972 et au Festival de Wexford en 2015.

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