Note personnelle : ,

Cavalli, Francesco — Artemisia (1657)

Format :

  • Drama per musica en trois actes.
  • Musique : Francesco Cavalli.
  • Livret : Nicolò Minato.
  • Langue : italien.

Création :

10 janvier 1657 (carnaval 1656 « more veneto »), Teatro dei Santi Giovanni e Paolo, Venise.
Le livret imprimé est dédié à l’archiduc Ferdinand Charles d’Autriche. Cavalli, alors le compositeur d’opéra le plus joué d’Italie du Nord, a retrouvé en 1655 un nouveau librettiste en la personne de l’avocat Nicolò Minato, après la mort de Faustini (1651). L’œuvre est reprise à Naples (1658), Palerme (1659), Milan (1663) et Gênes (1665).

Livret :

Minato prend pour point de départ l’histoire d’Artemisia, reine de Carie, veuve du roi Mausole, qui fit élever à sa mémoire le Mausolée d’Halicarnasse (l’une des sept merveilles du monde) et but ses cendres. Il y mêle une fiction : Meraspe, prince de Cappadoce, qui a tué Mausole par accident lors d’une joute, s’est introduit à la cour sous les traits du serviteur « Clitarco ». Contrairement à l’usage, Minato dote l’intrigue principale non de deux, mais de trois couples d’amants, ce qui donne à l’action un tempo rapide et un air de comédie, avec un contrepoint comique tenu par la vieille nourrice Erisbe et le serviteur Niso.

Intrigue :

  • Acte I : Artemisia, qui a fait de son deuil pour Mausole un rituel, s’éprend de son serviteur « Clitarco », sans savoir qu’il est Meraspe, le meurtrier présumé de son époux. Le général Alindo, qui a trahi l’honneur d’Oronta, convoite le pouvoir, tandis qu’Oronta, qui l’aime, le suit déguisée en soldat sous le nom d’Aldimiro. Ramiro, éperdu d’amour pour Artemia, dame de la reine, n’hésite pas à la faire chanter, au risque de trahir son maître Meraspe.
  • Acte II : Pour dire son amour à « Clitarco », Artemisia lui offre en cachette une fleur, une pierre précieuse, une arme, un portrait et une lettre ; par crainte d’être découvert, Meraspe les lui rend, oscillant entre joie et désespoir.
  • Acte III : Les fils se dénouent : Artemisia comprend qu’elle ne peut plus maîtriser ses sentiments, Alindo voit son stratagème échouer et revient vers Oronta, et Meraspe se révèle de naissance royale, ce qui rend possible le mariage. La fin heureuse (lieto fine) réunit les couples, tandis qu’Eurillo invite le public à applaudir.

Enregistrement :

Cavina — 2010

Format : 3 CD (sortie en 2011)
Label : Glossa
Référence : GCD 920918
Année d’enregistrement : octobre 2010, Mondovì (Sala Ghislieri), Italie.
Distribution :

  • Artemisia : Francesca Lombardi Mazzulli
  • Artemia : Roberta Mameli
  • Oronta : Valentina Coladonato
  • Meraspe : Maarten Engeltjes
  • Alindo : Andrea Arrivabene
  • Ramiro : Marina Bartoli
  • Eurillo : Silvia Frigato
  • Indamoro : Salvo Vitale
  • Erisbe : Alberto Allegrezza
  • Niso : Alessandro Giangrande

Direction : Claudio Cavina
Orchestre : La Venexiana (violons Renata Spotti et Efix Puleo, alto Luca Moretti, violoncelle Marcello Scandelli, contrebasse Alberto Lo Gatto, théorbes Fulvio Garlaschi et Michael Leopold, archiluth Pietro Prosser, lirone Cristiano Contadin, harpe Chiara Granata, clavecin Davide Pozzi)
Langue : italien

Particularité :

Enregistrement réalisé à partir de l’édition de Hendrik Schulze (Opere di Francesco Cavalli, Bärenreiter). Distinguée par un « Outstanding » de l’International Record Review et un « Editor’s Choice » de Gramophone.

Postérité :

Longtemps oubliée, Artemisia a été l’un des opéras de Cavalli les plus diffusés en Italie entre 1657 et 1663. Sa modernité tient à l’équilibre de ses couples et à la place qu’y prend la question du pouvoir et de l’amour, ce que souligne Hendrik Schulze dans le livret de l’enregistrement. Sa première nord-américaine est donnée à Cambridge (Massachusetts) par Helios Early Opera en janvier 2013.

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