Note personnelle : ,

Cavalli, Francesco — Statira principessa di Persia (1656)

Format :

  • Drama per musica en un prologue et trois actes.
  • Musique : Francesco Cavalli.
  • Livret : Giovanni Francesco Busenello.
  • Langue : italien.

Création :

18 janvier 1656 (1655 selon le calendrier vénitien), Teatro dei Santi Giovanni e Paolo, Venise.
Composée à partir d’octobre 1655, l’œuvre rencontre un grand succès et est reprise dans d’autres capitales : Bologne (1665) puis Naples (février 1666). La version napolitaine, qui ajoute des personnages comiques et des touches locales (basse obstinée dans les sinfonias, violon obligé dans certains airs), prépare selon la critique l’opéra proprement napolitain.

Livret :

Busenello, déjà librettiste de Monteverdi (L’incoronazione di Poppea) et de Cavalli, tire de l’histoire antique de Darius III de Perse un récit galant d’enlèvements, de déguisements et de rivalités amoureuses. Son épître dédicatoire résume l’argument : la femme et la fille de Darius, Parisatide et Statira, sont enlevées au cours d’une bataille contre le roi d’Arménie ; le jeune roi d’Arabie Cloridaspe les délivre, et Statira, qui soigne Darius blessé, s’éprend de son sauveur.

Intrigue :

  • Prologue : Une magicienne cherche à se venger de Cloridaspe, roi d’Arabie ; Mercure décide de le protéger. Cloridaspe défait l’armée arménienne, sauve Statira et se fait soigner par elle ; ils s’aiment.
  • Acte I : Dans les jardins royaux, Statira et Cloridaspe se déclarent leur amour. Ermosilla, en réalité le prince égyptien Usimano déguisé en servante, et Floralba, secrètement éprise de Cloridaspe, en sont blessés. Nicarco, qui aime Ermosilla, charge Vaffrino de porter une lettre.
  • Acte II : Darius envoie Brimonte contre les Arméniens. Ermosilla persuade Nicarco de tuer Cloridaspe ; il refuse et Ermosilla le tue. Elissena est raillée par le page Eurillo.
  • Acte III : Cloridaspe, capturé, est enchaîné dans une grotte. Usimano le libère et réclame Statira, puis y renonce sur les arguments de Brisante. Darius pardonne à Usimano. Floralba se révèle être Lindaura, la sœur de Cloridaspe, et est donnée en mariage à Usimano.

Enregistrement :

Florio — 2003

Format : 2 CD
Label : Opus 111
Référence : OPS 30-382
Année d’enregistrement : juillet 2003, Centro di Musica Antica di Napoli, Chiesa Santa Caterina di Siena, Naples.
Distribution :

  • Statira : Roberta Invernizzi, soprano
  • Cloridaspe : Dionisia Di Vico, mezzo-soprano
  • Ermosilla / Usimano : Maria Ercolano, soprano
  • Floralba : Maria Grazia Schiavo, soprano
  • Elissena : Giuseppe De Vittorio, ténor
  • Plutone / Nicarco / Dario : Giuseppe Naviglio, basse
  • Brisante : Daniela Del Monaco, contralto
  • Vaffrino : Rosario Totaro, ténor
  • Maga / Eurillo : Roberta Andalò, soprano
  • Mercurio / Brimonte : Stefano Di Fraia, ténor
  • Messo : Valentina Varriale, soprano

Direction : Antonio Florio
Orchestre : Cappella della Pietà de’ Turchini
Langue : italien

Particularité :

Enregistrement de la version napolitaine de 1666, issue d’un manuscrit de Naples, avec ses scènes comiques probablement ajoutées pour l’occasion. Distribution entièrement italienne, saluée pour la vivacité de sa déclamation malgré quelques inégalités vocales : Roberta Invernizzi est louée, Maria Ercolano est saisissante dans la mort de Nicarco et le lamento d’Usimano. L’orchestre est jugé précis, souple et discret. La même équipe a donné l’œuvre en version de concert au Festival de Beaune le 26 juillet 2003.

Postérité :

Grand succès à Venise puis dans plusieurs capitales italiennes, Statira est restée longtemps oubliée. Pour la critique, la version napolitaine constitue « la dernière marche » avant l’opéra proprement napolitain.

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