Format Componimento da camera per musica (sérénade profane à caractère allégorique).
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Musique : Antonio Caldara.
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Livret : Pietro Pariati.
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Langue : Italien.
Création
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Contexte : Écrit pour célébrer le mariage (ou la fête) de l’archiduc Charles d’Autriche (« Charles III ») et de la princesse Élisabeth-Christine de Brunswick-Wolfenbüttel à Barcelone en 1708.
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Création scénique & premier enregistrement : Représenté et enregistré en direct en novembre 2009 à l’Auditori Enric Granados de Lleida (Espagne).
Livret Le livret de Pietro Pariati situe l’action allégorique dans les Champs Élysées. Il met en scène une joute entre la Beauté et la Vertu pour déterminer la qualité suprême, avant que le Destin n’intervienne pour révéler que le plus beau et le plus grand nom réunit ces deux vertus en la personne d’Élisabeth (« Elisa »).
Intrigue
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Première partie : Dans les Champs Élysées, au sein du jardin des Suivants de la Beauté, Vénus et Pâris célèbrent le pouvoir absolu et l’éternité de l’amour et de la beauté (Correte, amori ; Chi ben ama). Hercule intervient, défendant la Vertu et la raison qui permettent de briser les chaînes des passions trompeuses (Spezzar quella catena). Junon descend sur un nuage et se joint à Hercule pour célébrer la gloire immortelle des héros (Cari Elisi). Une dispute s’engage entre Vénus/Pâris et Junon/Hercule, les uns louant la séduction de la rose, les autres rappelant sa nature caduque face à la pérennité de la vertu (Guarda la palma ; Quando si mira). Le Destin descend pour arbitrer le débat, rappelant que la beauté doit être sage et la vertu modeste (La beltà ch’è troppo vana). Vénus conclut en chantant le noble titre d’amant fidèle (Il bel nome di amante fedele).
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Seconde partie : Le débat se poursuit entre la passion constante de Pâris (Amor risponderà) et l’attachement pur d’Hercule à la Vertu soutenu par Junon (Quella Clizia innamorata). Le Destin annonce alors qu’une déesse plus grande surpasse toutes les autres (Per lei tranquillo è ‘l mar), poussant Vénus à déplorer la perte de son titre de plus belle (Più non sono la più bella). Le Destin révèle enfin le nom suprême : Elisa (Élisabeth-Christine). Le décor se transforme magnifiquement en de somptueuses allées fleuries. Pâris détourne son hommage vers la reine (Quel pastorello), et l’ensemble des protagonistes s’unit dans un concertant à cinq voix (Quel core, quel viso). Le Destin annonce l’union de Charles (le laurier) et d’Elisa (le palmerai) et prophétise la maternité à venir (Al grande onor di sposa). Tous s’inclinent devant la souveraine qui réconcilie beauté et honnêteté, et l’œuvre s’achève par un chœur célébrant le nom béni d’Elisa (Chi sente di Elisa).
Enregistrement(s)

Emilio Moreno — 2009 (Glossa)
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Format : 2 CD (Réf. Glossa GCD 920310)
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Label : Glossa / Centre Robert Gerhard
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Année d’enregistrement : Enregistré en direct (Live recording) en novembre 2009 à l’Auditori Enric Granados de Lleida (Espagne).
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Distribution :
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Venere (Vénus) : María Espada (soprano)
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Paride (Pâris) : Robin Blaze (contre-ténor / alto)
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Giunone (Junon) : Raquel Andueza (soprano)
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Ercole (Hercule) : Marianne Beate Kielland (mezzo-soprano)
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Il Fato (Le Destin) : Agustín Prunell-Friend (ténor)
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Direction : Emilio Moreno
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Orchestre : El Concierto Español
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Chœur : Cor de Cambra d’Antiga de l’ESMUC (Direction musicale : Lambert Climent)
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Langue : Italien
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Particularité : Premier enregistrement mondial (First recording).
Postérité Il più bel nome occupe une place historique majeure : il s’agit de la toute première œuvre théâtrale/opératique en langue italienne représentée dans la péninsule Ibérique. Elle marque également le début du lien indéfectible entre Antonio Caldara et la Maison d’Autriche, qu’il servira plus tard à Vienne jusqu’à sa mort en 1736 comme vice-maître de chapelle impérial.






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