Format :
- Intermezzo en 2 parties.
- Musique : Joachim Albertini.
- Livret : Anonyme.
- Langue : Italien.
Création :
Carnaval 1772, au Teatro Valle de Rome.
Avant de s’exporter en Pologne, le jeune Albertini (23 ans) fait ses preuves sur la très exigeante scène romaine. L’intermezzo comique est alors la forme reine pour faire rire le public pendant les entractes des œuvres sérieuses. Sa musique y est vive, percutante, dominée par le fameux « parlando » bouffe.
Livret :
Le livret de « La Chasseuse brillante » met en scène le cliché de la femme de caractère, espiègle et indépendante, qui manipule et ridiculise les prétendants vaniteux ou les vieillards libidineux. L’analogie avec la chasse amoureuse est évidente.
Intrigue :
- Première partie : Armée de son fusil et de son esprit acéré, une jeune et brillante chasseresse mène par le bout du nez un barbon grotesque ou un noble stupide venu lui faire la cour sur ses terres. Elle simule la rudesse pour le terrifier.
- Seconde partie : Par une série de déguisements ou de défis physiques absurdes, elle force le vieux prétendant à capituler et à se couvrir de ridicule devant le village. Ayant gagné son indépendance (et parfois la bourse du vieux), elle choisit l’amant de son cœur dans un finale pétillant.
Postérité :
Typique du théâtre romain du XVIIIe siècle, l’œuvre aida le jeune compositeur à asseoir sa notoriété dans la péninsule. Bien qu’anecdotique, elle est le creuset dans lequel Albertini forgea l’efficacité théâtrale qui fera plus tard le succès de ses adaptations polonaises.

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