Format :
- Intermezzo / Opera comica en 2 actes.
- Musique : Joachim Albertini.
- Livret : Probablement Wojciech Bogusławski (ou adaptation libre).
- Langue : Polonais.
Création :
1790, à Varsovie.
Devenu le cœur battant de la vie musicale varsovienne, Albertini exploite sa propre condition d’expatrié dans cette farce meta-théâtrale. L’orchestre est utilisé avec un humour mordant pour parodier les tics des musiciens, les fausses notes et les excentricités des prima donnas, dans la grande tradition de Il maestro di cappella de Cimarosa.
Livret :
« Le Maître de chapelle polonais » (Kapelmajster polski) dresse un portrait satirique des coulisses du théâtre. Il moque les vanités des chanteurs, les exigences impossibles des directeurs et la mégalomanie des compositeurs.
Intrigue :
- Acte I : Un maître de chapelle prétentieux mais accablé (alter ego d’Albertini) tente de faire répéter une nouvelle œuvre à une troupe de chanteurs amateurs ou capricieux. Chacun exige un air à sa convenance, provoquant un chaos musical hilarant.
- Acte II : Les répétitions tournent au vinaigre. La basse refuse de chanter en mesure, la soprano s’évanouit pour un trille manqué, et l’orchestre joue à contre-temps. Au bord de la folie, le Kapelmajster finit par rétablir l’ordre à coups de bâton ou par flatterie, parvenant in extremis à harmoniser la troupe dans un grand ensemble final concertant.
Postérité :
Cette saynète comique, extrêmement populaire en son temps, assurait la promotion de la langue polonaise dans le genre de l’opéra bouffe. Elle témoigne de l’esprit brillant et de la capacité d’auto-dérision d’Albertini, maître d’œuvre de l’âge d’or culturel de l’aristocratie polonaise avant les partitions du pays.

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