Format :
- Dramma rustico / Novella lirica en 2 ou 3 actes.
- Musique : Mezio Agostini.
- Livret : Inspiration rurale et slave.
- Langue : Italien.
Création :
Vers 1900.
Agostini, musicien curieux, n’échappe pas totalement aux sirènes du réalisme et de l’exotisme régionaliste qui traversent l’Europe. Il teinte sa riche orchestration de couleurs folkloriques et de mélodies modales, traduisant musicalement une rudesse paysanne qu’il stylise avec beaucoup d’élégance.
Livret :
L’intrigue déplace le drame de la jalousie rurale (typique de la Sicile vériste) vers les contrées slaves ou balkaniques (comme l’indique le prénom Iovo/Jovo). Le texte met en scène la fatalité des passions destructrices au sein d’une communauté fermée, régie par l’honneur et le sang.
Intrigue :
- Acte I : Le village célèbre une fête des moissons. Iovo, un jeune paysan ou berger au tempérament de feu, aime passionnément Maria. Mais celle-ci est promise par sa famille à un parti plus riche ou à l’autorité du village.
- Acte II : La tension monte. Iovo tente de convaincre Maria de fuir avec lui. L’amant éconduit ou le mari imposé découvre leur liaison. S’ensuivent des menaces et une préparation à la vendetta dans une atmosphère nocturne oppressante.
- Acte III : Le drame éclate. Lors d’une confrontation physique brutale, Iovo poignarde son rival (ou est lui-même mortellement blessé). L’opéra s’achève sur le hurlement de désespoir de Maria, accomplissant la stricte liturgie du drame vériste.
Postérité :
Cette incursion d’Agostini dans le drame populaire sanglant démontre sa capacité à adapter son style de conservatoire aux exigences dramatiques modernes. L’œuvre, si elle ne supplanta jamais les chefs-d’œuvre de Giordano ou de Mascagni, reflète la vitalité de l’école italienne cherchant à diversifier ses décors tout en conservant son efficacité vocale.

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