Format :
- Farce musicale en 1 ou 2 actes.
- Musique : John Addison.
- Livret : Samuel James Arnold (souvent attribué à la même plume de par sa nature de pendant dramatique).
- Langue : Anglais.
Création :
1817, à Londres (English Opera House).
Faisant suite au succès de My Aunt, l’équipe théâtrale récidive avec cette pièce « jumelle ». À 51 ans, Addison applique la même recette : une orchestration légère dominée par des cordes vivaces, des mélodies mémorisables et une primauté donnée à l’intelligibilité du texte comique.
Livret :
Conçu comme un miroir de l’œuvre précédente, le livret met cette fois en scène l’autorité patriarcale (l’oncle). Il s’agit généralement d’un vieux célibataire ou d’un tuteur sévère d’apparence, qui se révèle tout aussi vulnérable aux manipulations sentimentales de ses pupilles ou neveux.
Intrigue :
- Acte I : Le redoutable oncle revient des colonies (ou d’un long voyage) avec la ferme intention d’imposer un mariage de raison à sa nièce ou son neveu. Les jeunes amants mettent au point un complot rocambolesque pour effrayer le barbon ou le dégoûter du candidat qu’il a lui-même choisi.
- Acte II (ou fin de l’acte) : Pris au piège de faux rendez-vous nocturnes, de fantômes inventés ou de lettres falsifiées, l’oncle se retrouve dans une position si embarrassante publiquement qu’il est contraint, pour acheter le silence des jeunes gens, de leur accorder l’indépendance financière et la main de leur véritable amour.
Postérité :
À l’instar de son « pendant » féminin, My Uncle assura de bonnes recettes à la direction du Lyceum Theatre. L’œuvre n’a aucune autre prétention que le rire et la détente mondaine, illustrant le rôle utilitaire mais très professionnel des compositeurs de théâtre londoniens du début du XIXe siècle.

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