Note personnelle : ,

Adam, Adolphe — Le Farfalet (1845)

Format :

  • Opéra-comique en 3 actes.
  • Musique : Adolphe Adam.
  • Livret : François-Antoine-Eugène de Planard et Henri Vernoy de Saint-Georges.
  • Langue : Français.

Création :

19 mars 1845, à l’Opéra-Comique, Paris.
Toujours très actif, Adam compose avec la régularité d’un métronome. Dans Le Farfalet, il exploite à nouveau le filon du surnaturel domestiqué et de la diablerie légère, un domaine où son orchestration pimpante (usage de piccolos, de cordes mutines) fait des merveilles.

Livret :

Le « farfalet » (follet ou lutin) est le prétexte d’un livret mêlant superstitions villageoises et roueries humaines. Le fantastique n’y est pas effrayant (à l’inverse du romantisme allemand), mais rationnellement expliqué à la fin comme l’œuvre de mortels très astucieux.

Intrigue :

  • Acte I : Un village est prétendument hanté par un esprit espiègle, le Farfalet, qui vole les récoltes, déplace les objets et terrorise le vieux bailli cupide. En réalité, un jeune amoureux malin tire les ficelles pour voir sa promise en cachette.
  • Acte II : Les fausses apparitions se multiplient, tournant en ridicule les notables locaux. Le jeune homme, sous son déguisement de lutin, contraint le bailli à signer des accords ou à renoncer à des dettes sous la menace de sortilèges.
  • Acte III : La machination est révélée. Impressionné par l’audace de la jeunesse, ou forcé par les contrats signés dans la terreur, le bailli pardonne la supercherie et bénit le mariage.

Postérité :

Pur produit de consommation théâtrale de la monarchie de Juillet, Le Farfalet amusa beaucoup mais disparut rapidement. Ses thèmes musicaux sautillants et fantastiques seront en partie réutilisés par Adam dans de futures œuvres pour le ballet.

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