Format :
- Opéra-comique en 3 actes.
- Musique : Adolphe Adam.
- Livret : Eugène Scribe et Henri Vernoy de Saint-Georges.
- Langue : Français.
Création :
6 janvier 1838, à l’Opéra-Comique, Paris.
Cette œuvre est contemporaine de ses plus grands triomphes. Adam y pastiche habilement le style pastoral du XVIIIe siècle, mêlant son langage harmonique du romantisme tempéré aux grâces surannées des bergeries de Watteau et de Boucher.
Livret :
Construit comme une mise en abyme ou un jeu de rôle de l’aristocratie (à la manière du Trianon de Marie-Antoinette), le livret s’amuse du contraste entre les véritables bergers et les courtisans se déguisant en paysans pour assouvir leurs intrigues amoureuses incognito.
Intrigue :
- Acte I : Une noble dame désabusée de la cour se retire à la campagne et décide de vivre la vie pastorale sous les traits d’une bergère. Elle s’éprend d’un « véritable » berger, qui s’avère être lui-même un marquis déguisé.
- Acte II : Le chassé-croisé des identités bat son plein parmi les vrais et faux pâtres, entraînant des situations cocasses avec les villageois qui ne comprennent rien aux manières raffinées de ces étranges gardeurs de moutons.
- Acte III : Le masque tombe lors d’une fête villageoise. Les deux amants découvrent avec soulagement (ou dépit comique) qu’ils sont tous les deux issus de la haute noblesse, validant ainsi leur union aux yeux du protocole.
Postérité :
Pastiche charmant et virtuose, l’œuvre fut très appréciée par l’élite parisienne pour son raffinement et sa délicieuse ironie envers les mœurs aristocratiques. Ses airs de colorature furent des chevaux de bataille pour les sopranos de l’époque.

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