Format :
- Opéra-comique en 3 actes.
- Musique : Adolphe Adam.
- Livret : Adolphe de Leuven et Pittaud de Forges.
- Langue : Français.
Création :
6 octobre 1853, au Théâtre-Lyrique, Paris.
Adam compose frénétiquement dans les années 1850 pour éponger les dettes du défunt Opéra-National. Le Théâtre-Lyrique devient son port d’attache, où il livre des partitions brillantes, ciselées pour les étoiles de la troupe, dont la célèbre soprano Marie Cabel pour qui fut écrit le rôle principal virtuose.
Livret :
L’intrigue renoue avec la comédie de mœurs et de mystères. Le motif de l’objet égaré (le « bijou ») sert de catalyseur à une série d’accusations, de soupçons conjugaux et de situations compromettantes, dans la pure tradition du vaudeville de boulevard.
Intrigue :
- Acte I : Une élégante bourgeoise ou aristocrate égare un précieux bijou offert par son mari ou, pire, par un amant secret. Sa disparition menace son honneur et la stabilité de son mariage.
- Acte II : Les recherches s’organisent et provoquent un joyeux chaos. Domestiques, marchands ambulants et usuriers sont tour à tour accusés, entraînant des cache-cache frénétiques dans les appartements.
- Acte III : Le bijou est retrouvé dans un endroit inattendu ou incongru (une doublure de vêtement, le nid d’un oiseau). L’innocence de la dame est prouvée, les jaloux sont confondus, et l’ordre moral est rétabli en musique.
Postérité :
Succès retentissant à l’époque de sa création, notamment grâce aux vocalises ébouriffantes imposées à la cantatrice principale (comme l’air fameux du « Bijou »), cette œuvre typique du Second Empire a été depuis éclipsée par les chefs-d’œuvre contemporains du maître, comme Si j’étais roi.

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