Format :
- Dramma per musica en trois actes.
- Musique : Antonio Vivaldi.
- Livret : Giovanni Palazzi.
- Langue : italien.
Création :
15 février 1718, Teatro San Moisè, Venise (Carnaval 1718).
Sixième dramma per musica écrit par Vivaldi pour Venise, Armida al campo d’Egitto clôt la première grande période lyrique vénitienne du compositeur. Elle fut reprise le 24 avril de la même année au Teatro Arciducale de Mantoue, ce qui marque l’entrée de Vivaldi au service du gouverneur autrichien Philippe de Hesse-Darmstadt. Le compositeur la reprit encore en 1738 au Teatro Sant’Angelo, sous forme de pasticcio comportant deux airs du Farnace de Leonardo Leo.
Livret :
Le livret de Giovanni Palazzi s’inspire librement des chants VI, XVII et XIX de la Jérusalem délivrée du Tasse. À l’exception d’Osmira, personnage inventé par le poète, tous les protagonistes sont issus de l’épopée.
Intrigue :
- Acte I : Abandonnée par Renaud, dont elle veut se venger, la magicienne Armida arrive à Gaza, où le calife rassemble les forces de l’Orient. Elle cherche des champions pour combattre Renaud ; Adrasto et Tisaferno, séduits, deviennent rivaux. Osmira, nièce du calife, aime Adrasto, tandis qu’Erminia, prisonnière d’Emireno qui l’aime, reste fidèle à Tancrède. Armida tente de séduire Emireno, qui la repousse fermement.
- Acte II : Au cours d’un somptueux banquet, Armida promet sa main au meurtrier de Renaud et dresse les chefs de guerre les uns contre les autres. Elle détourne un message d’Erminia pour ménager une rencontre avec Emireno ; repoussée de nouveau, elle feint de se donner la mort et accuse Emireno de l’avoir voulu déshonorer. Le calife croit à sa trahison.
- Acte III : Armida pousse Erminia à fuir déguisée en soldat syrien et exacerbe la rivalité d’Adrasto et de Tisaferno. Le calife s’apprête à punir Emireno, mais Erminia est retrouvée et son déguisement dénonce Armida, qui plaide coupable. Emireno est innocenté et l’armée, réunie, se lance dans l’offensive contre les Francs.
Enregistrement(s) :

Rinaldo Alessandrini — 2009
Format : 3 CD
Label : naïve (Vivaldi Edition, Opere teatrali vol. 13 ; Tesori del Piemonte vol. 44)
Référence : OP 30492
Année d’enregistrement : octobre 2009, Pontificio Istituto di Musica Sacra, Rome
Distribution :
- Califfo : Furio Zanasi, baryton
- Emireno : Marina Comparato, mezzo-soprano
- Adrasto : Romina Basso, mezzo-soprano
- Tisaferno : Martín Oro, contreténor
- Armida : Sara Mingardo, contralto
- Osmira : Monica Bacelli, mezzo-soprano
- Erminia : Raffaella Milanesi, soprano
Direction : Rinaldo Alessandrini (édition critique pour Concerto Italiano ; reconstruction de l’acte II : Rinaldo Alessandrini et Frédéric Delaméa)
Orchestre : Concerto Italiano
Langue : italien
Particularité :
Le deuxième acte de la partition est lacunaire : il a fallu le reconstruire, notamment les récitatifs et les chœurs, à partir d’autres sources. L’air du calife « Chi alla colpa fa tragitto », conservé à Copenhague, est ici exécuté avec basson et violoncelle.
Postérité :
Armida fut l’une des rares œuvres de jeunesse de Vivaldi reprises sous sa direction en fin de carrière (1738). Plusieurs de ses airs furent repris dans des pasticcios à Hambourg, Paris, Berlin et Londres, notamment « Se correndo il seno al mare » et « Lascia di sospirar ».
Sources :
Livret du coffret naïve OP 30492 (notices de Frédéric Delaméa, synopsis) ; Vivaldi Edition, Istituto per i Beni Musicali in Piemonte.






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