Note personnelle : ,

Spohr, Louis — Jessonda (1823)

Format :

  • Grand opéra romantique allemand en 3 actes, sans dialogues parlés.
  • Musique : Louis Spohr (1784 – 1859).
  • Livret : Eduard Heinrich Gehe, d’après la pièce La Veuve du Malabar d’Antoine-Marin Lemierre.
  • Langue : Allemand.

Création :

28 juillet 1823, Kurfürstliches Hoftheater, Cassel (sous la direction du compositeur).
Spohr compose Jessonda en 1822, peu après sa nomination comme Hofkapellmeister à Cassel. Réservé à l’égard du Freischütz de Weber, récemment représenté, il voulait un sujet poétique et simple, et refusa le dialogue parlé, qu’il jugeait inadapté aux sujets du quotidien. C’est son sixième opéra.

Livret :

Gehe adapte La Veuve du Malabar, ou L’Empire des coutumes (1770) de Lemierre. L’action se déroule au début du XVIe siècle à Goa. Spohr voulait libérer l’opéra allemand du Singspiel et de l’influence italienne, et opposer au dialogue parlé une musique continue ; l’ouvrage est un grand opéra allemand, avec ballets et scènes de spectacle.

Intrigue :

  • Acte I : Jessonda, veuve d’un rajah, est condamnée par la coutume à périr sur le bûcher de son époux. Le jeune brahmane Nadori, chargé de lui annoncer la sentence, tombe amoureux de sa sœur Amazili. Le général portugais Tristan d’Acunha, dont les troupes campent devant la ville, était autrefois l’amant de Jessonda ; il a juré de respecter les coutumes indiennes.
  • Acte II : Les Indiens se réjouissent du sacrifice, tandis que les Portugais jurent de punir le meurtre mais ne peuvent intervenir, la trêve ne prenant fin qu’après la cérémonie.
  • Acte III : Tristan apprend que Jessonda est son amour perdu et, à la faveur d’une violation de la trêve par les Indiens, la sauve in extremis des mains de Dandau, le grand brahmane. Tout s’achève bien.

Enregistrement(s) :

Gerd Albrecht — 1990

Format : 2 CD, enregistrement en studio
Label : Orfeo
Référence : C 240912 H
Année d’enregistrement : 1990, Hambourg
Distribution :

  • Jessonda (veuve d’un rajah) : Julia Várady, soprano
  • Amazili (sa sœur) : Renate Behle, soprano
  • Nadori (jeune brahmane) : Thomas Moser, ténor
  • Dandau (grand brahmane) : Kurt Moll, basse
  • Tristan d’Acunha (général portugais) : Dietrich Fischer-Dieskau, baryton
  • Pedro Lopez (colonel portugais) : Peter Haage, ténor
  • Un officier indien : Peter Galliard, ténor
  • Une bayadère : Corinna Meyer-Esche

Direction : Gerd Albrecht
Orchestre : Philharmonisches Staatsorchester Hamburg, Chor der Hamburgischen Staatsoper
Langue : Allemand

Particularité :

Seul enregistrement intégral référencé dans Operadis, réunissant une distribution de premier plan (Julia Várady, Kurt Moll, Dietrich Fischer-Dieskau) sous la direction de Gerd Albrecht.

Postérité :

Jessonda fut l’un des opéras les plus estimés du monde germanophone et resta au répertoire jusqu’aux alentours de 1860. Brahms le jugeait « magnifique », et Wagner le dirigea à de nombreuses reprises, tandis que Berlioz et le public parisien le trouvèrent terne et sans élan. Il a depuis quitté le répertoire, mais son ouverture se joue encore au concert. L’Oxford University Opera Club l’a monté en février 1980.

Sources :

Wikipedia — Jessonda ; Operadis — Jessonda ; Opera Scribe — Jessonda (Spohr).

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